Un festival artistique pour la justice transmet un message d’espérance

Maintenant, chaque fois que je me plonge dans la Parole de Dieu, je suis étonné de voir tout ce qu’elle a à dire sur la justice. J’ai progressivement eu cette prise de conscience lors de notre préparation du « Festival artistique pour la justice », l’an dernier. Notre groupe local d’étudiants du GEU (le mouvement de l’IFES au Guatemala), a organisé cet événement public d’une journée dans notre université. Nous avons invité les étudiants à venir exprimer leur perception de la justice à travers les arts (littérature, théâtre, musique, photographie, etc.), tout en préparant nous-mêmes des présentations artistiques selon notre vision chrétienne du monde.

Tout au long de la préparation du festival, Dieu nous a conduits à travers un processus d’apprentissage. La corruption et l’injustice sont monnaie courante dans notre pays. Il y a quelque temps, nous avions invité des étudiants à poser une question à Dieu. La plupart des réponses avaient trait à la justice, comme par exemple : « L’absence de justice dans notre pays ne prouve-t-il pas de l’indifférence ou l’inexistence de Dieu ? » Nous avons été surpris de prendre conscience que, même à la lumière de cette réalité, nous avions une idée très superficielle de la justice biblique.

Nous avons alors plongé nos regards dans la Parole de Dieu et avons entamé un voyage passionnant où nous avons découvert des vérités transformatrices mais aussi d’autres questions difficiles. Nous avons découvert un Dieu juste, extrêmement préoccupé par la justice. Nous avons découvert que l’humanité dans son ensemble et nous-mêmes individuellement étions coupables, injustes, enclins à faire le mal. Nous avons découvert qu’il existe un espoir ultime pour l’humanité à travers un sacrifice unique qui nous justifie, nous rachète, nous restaure et nous transforme, pour qu’au lieu de servir l’injustice, nous devenions porteurs de justice dès aujourd’hui, tout en aspirant au jour où la justice sera complète.

Dans le cadre de notre préparation, nous avons également été à la rencontre de certaines injustices dans notre ville. Une image en particulier reste gravée dans mon esprit… Lors d’une visite à la décharge de la ville de Guatemala : une mère célibataire vit avec ses neuf enfants dans une maison de quatre mètres carrés… des pilleurs fouillent les poubelles en quête de nourriture ou de quelque chose à revendre. Et au milieu de tout cela, nous animons une étude biblique sur la façon dont Dieu perçoit Hagar et sa compassion pour les opprimés.

Ce que nous avons compris des Écritures a inspiré la création d’un certain nombre de présentations artistiques pour le festival. Entre autres, une pièce de théâtre basée sur l’épître aux Romains et le thème de la justice, que des équipiers de COMPA Mexique ont artsfestival2écrite et nous ont aidés à préparer.

Environ 650 étudiants sont venus assister au festival et plus de 100 étudiants y ont participé avec leurs présentations artistiques. Nous sommes tellement reconnaissants que l’université ait pu se rassembler avec enthousiasme autour d’un thème au sujet duquel la Bible a tant de choses à dire. L’art a été un formidable vecteur pour communiquer les vérités bibliques et aborder certaines questions au sujet de Dieu, de l’Homme et du monde. Nous louons Dieu, car sa Parole apporte la Vie et l’espérance dans notre vie, à l’université et dans notre société.

Jhonny Corado (jhonnycorado(at)hotmail.com)
Étudiant en art – GEU Guatemala, coordonnateur du festival artistique

Aimer la Parole de Dieu

La Bible dans ma main, c’est la preuve que Dieu m’aime.
L’étude biblique, c’est comme entrer dans les épousailles.

Ces déclarations viennent de Klaingar Ngarial, qui fait partie de l’équipe régionale de l’IFES en Afrique francophone. Quand j’ai entendu Klaingar employer ce langage d’amour pour parler de l’interaction avec les Ecritures, je voulais en savoir plus.

Pourquoi vois-tu la Bible comme la preuve de l’amour de Dieu pour toi?
Sans la Bible, ce serait impossible de connaître Dieu; et ne pas connaître Dieu, c’est le plus grand drame qu’il y ait. Le connaître, c’est le but de tout ce qui existe. Nous avons tout entre nos mains pour connaître Dieu. A n’importe quel moment, j’ai accès à cette parole.

Dans quel sens est-ce l’étude biblique est comme entrer dans un mariage ?
Dans les deux cas, c’est le fait d’être ensemble avec une autre personne. Cela nous forme. Pour s’épouser et pour étudier la Bible, il faut vouloir l’autre et accepter que l’autre ait une influence sur moi.
A mesure que nous lisons dans la Bile, nos pensées et nos sentiments sont de plus en plus conformés à la Parole de Dieu. Ce processus nous conduit à une communion plus profonde avec Dieu.

Qu’est-ce qui te motive à lire la Bible ?
Je veux vivre dans l’obéissance à Dieu. Ainsi, je ne permets pas que ma lecture biblique dépende de ce que j’ai envie de la faire ou pas. Et puis, je suis motivé par le désir de connaître Dieu, de découvrir davantage de lui. Je peux entrer en conversation avec le Créateur de tout ce qui existe ! Je peux lui parler et il me répond dans l’expérience de la méditation de sa Parole. L’Ecriture mène à des expériences relationnelles avec Dieu.

En lisant cette entrevue, quelles pensées vous viennent à l’esprit ? Qu’est-ce qui vous motive à lire la Bible ? De quelles images pourriez-vous vous servir pour décrire l’interaction avec les Ecritures ?

Au cours de mes voyages dans le monde de l’IFES, je rencontre de nombreux étudiants pour qui la lecture de la Bible est devenue un devoir pénible. Beaucoup ont entendu, tout au long de leur jeunesse, « En tant que bon chrétien tu dois lire ta Bible » —mais n’ont jamais compris, ni intériorisé, pourquoi cela est important.

Comment pouvons-nous aider les étudiants à saisir à quel point l’Ecriture est pour nous un don précieux ? Si nous voulons voir des étudiants passionnés pour la Parole de Dieu, il ne suffit pas de leur apprendre des méthodes d’étude biblique ! Nous devons trouver des moyens de faire grandir leur amour pour cette Parole.

Sabine Kalthoff

Uncover. Présenter Jésus à vos amis

On dit que les meilleures idées sont souvent les plus simples. Uncover est une idée simple : un outil pour l’étude de la Bible dans une présentation attractive consistant en une série de six études bibliques d’évangélisation portant sur l’Évangile de Luc. Ce manuel peut être utilisé en petits groupes ou de façon plus informelle lors de rencontres individuelles.

Pour l’accompagner, une édition spéciale « Uncover » de l’Évangile de Luc a été publiée. Elle incite ceux qui sont en recherche à ne pas simplement se contenter de la lecture des passages qui figurent dans le manuel d’étude biblique, mais à découvrir toute l’histoire de Jésus. Cette édition de l’Évangile inclut les liens vers de courtes vidéos en ligne qui abordent certaines questions que les participants en recherche peuvent se poser en lisant l’Évangile.

Après une phase initiale de formation, le mouvement de l’IFES Grande-Bretagne (UCCF) a mis ses principaux membres au défi de lire l’Évangile de Luc avec au moins cinq de leurs amis non-chrétiens.

Sam Hardy a osé relever ce défi : « J’ai timidement demandé à mon colocataire de faire l’étude Uncover avec moi. Il a accepté et il a beaucoup apprécié. Depuis, il est devenu chrétien. »

Ed a été invité à une étude biblique Uncover par son ami chrétien Jonno. Il partage son expérience : « J’ai trouvé intéressant d’examiner l’Évangile en profondeur avec quelqu’un qui en savait plus que moi. Plus je lisais, plus je me demandais si c’était vrai. Jésus était toujours capable de répondre aux questions des gens et Il les aimait. C’était quelqu’un d’incroyable. » En continuant à creuser, Ed a été attiré à Jésus et il est devenu chrétien.

On pourrait raconter encore beaucoup d’histoires de ce genre. Tout cela se déroule dans un contexte postchrétien, ce qui fait que de nombreux étudiants ne savent pas trop ou pas du tout qui est Jésus et ce que croient vraiment les chrétiens. Les attitudes négatives vis-à-vis de la foi sont courantes. Uncover invite ces étudiants à examiner les preuves de la vie et de l’intention de Jésus à travers l’Évangile de Luc, et à découvrir par eux-mêmes qui Il est. Au lieu de s’attendre à ce que les étudiants viennent assister à des réunions chrétiennes, l’Évangile leur est apporté, dans un café, dans leur appartement ou ailleurs.

L’accueil réservé à Uncover a été incroyable. Les étudiants se sont saisis de cette vision comme jamais ils ne l’avaient fait avec un autre projet lié à l’Évangile. Ils ont trouvé une nouvelle assurance pour inviter leurs amis à rencontrer Jésus à travers l’Évangile. Depuis que nous avons commencé ce projet en 2011, des milliers de non-croyants ont lu l’évangile de Luc avec leurs amis chrétiens et des centaines d’entre eux sont venus à la foi. La Parole de Dieu est encore puissante pour attirer les étudiants à Jésus aujourd’hui, et ce dans n’importe quel contexte !

Il est encourageant de voir que plusieurs autres mouvements de l’IFES en Europe ont été inspirés par Uncover. Certains d’entre eux ont traduit ce support pour l’utiliser dans leur contexte.

Pour plus d’informations sur Uncover, voir : http://www.uccf.org.uk/uncover.

Pod Bhogal (PBhogal (at) uccf.org.uk)
Responsable de la communication de l’UCCF

Qu’est-ce que l’Interaction avec les Écritures ?

Cette question en apparence simple mérite réflexion. Est-ce que l’Interaction avec les Écritures, ça veut dire lire ma Bible ?

L’IFES a commencé à employer le terme « Interaction avec les Écritures » (en anglais « Scripture Engagement ») dans la vision Pierres vivantes 2020. Cette terminologie me semble utile car elle nous invite à adopter une vision relationnelle et plus large de la place que nous donnons à la Bible dans notre vie.

_L’Interaction avec les Écritures implique d’étudier la Bible. Mais c’est plus que cela : c’est aussi aimer, vivre et partager la Parole de Dieu.

_L’interaction avec les Écritures implique de prendre spécifiquement du temps pour nous confronter à la Parole de Dieu, dans un endroit précis. Mais c’est plus que cela encore : l’Interaction avec les Écritures n’est pas seulement une activité. C’est un mode de vie.

_L’interaction avec les Écritures nous aide à progresser dans notre connaissance de Dieu et du monde. Mais c’est même plus que cela encore : c’est faire une rencontre transformatrice avec le Dieu vivant.

Au cœur de l’Interaction avec les Écritures, il y a une relation. L’Interaction avec les Écritures, c’est interagir avec le Dieu vivant, à travers sa Parole écrite. Les textes de la Bible ne sont pas seulement des objets d’étude ; ils sont une  chambre dans laquelle nous entrons pour rencontrer Jésus (voir Jean 5:39-40). Ainsi, la Parole de Dieu nous amène dans la présence de Dieu lui-même, nous invitant à le connaître et à lui faire confiance, à recevoir sa grâce,  à jouir de la relation avec Dieu , et à renouveler notre engagement vis-à-vis de lui.

L’Interaction avec les Écritures implique d’écouter Dieu et de lui répondre. Nous savons tant de choses, mais nous avons du mal à les incarner dans notre vie. Beaucoup d’entre nous ont une grosse tête, mais de petits pieds. Pourtant, notre réponse est essentielle. La Parole de Dieu ne nous a pas été donnée pour faire de nous des élèves brillants, mais des amoureux et des disciples de Jésus qui incarnent son Évangile dans un monde perdu et brisé.

L’Interaction avec les Écritures n’est donc pas effective tant qu’elle ne se traduit pas dans la vie quotidienne : dans nos paroles et actions (voir Matthieu 7:24-27). Cela ne se produira que si nous sommes disposés à obéir et capables d’interagir avec les Écritures de manière pertinente dans notre contexte. Interagir avec les Écritures, avec Dieu et avec le monde qui nous entoure, tout cela doit aller de pair.

Qui est l’acteur principal dans l’Interaction avec les Écritures ? Est-ce nous, qui ouvrons notre Bible et qui l’étudions ? Non. C’est Dieu. Lorsque nous nous mettons à explorer la Parole, nous comprenons assez vite qu’en réalité, nous sommes explorés par la Parole. Dieu se sert de sa Parole pour entrer en contact avec nous par l’intermédiaire de son Esprit Saint. Ainsi, nous nous présentons à lui l’esprit ouvert, prêts à écouter, à nous laisser transformer et à prendre notre place en tant que participants actifs dans l’histoire de Dieu au sein de ce monde.

La Bible mentionne plusieurs interactions possibles par rapport à la Parole de Dieu : louer, honorer, écouter, méditer, prendre à cœur, se souvenir, manger, étudier, comprendre, accepter, recevoir, faire confiance, agir, obéir, enseigner, chanter, proclamer… et bien plus encore. L’Interaction avec les Écritures, c’est tout cela à la fois. Cette vidéo (en anglais) se penche sur l’un de ces verbes : manger la Parole de Dieu.

Qu’est-ce que l’Interaction avec les Écritures ? Pourquoi ne pas prendre le temps de discuter de cette question avec vos groupes étudiants et vos équipiers ? Cela en vaut la peine !

Sabine Kalthoff

Entrer dans la Grande Histoire

Nous avons tendance à toujours nous tourner vers les mêmes livres de la Bible : les plus accessibles et ceux que nous avons appris à aimer. Serait-il possible que certains aspects du caractère de Dieu et de ses desseins nous échappent ? Dieu nous a donné 66 livres : pas 13, ni 40 !

Word UP est un projet mené par le TSCF, le mouvement de l’IFES en Nouvelle Zélande. Ce projet encourage les étudiants à découvrir la Bible en entier. Pour en savoir plus, j’ai parlé avec Li Lian Lim, équipière du TSCF :

_Pouvez-vous décrire le projet Word Up ?
Word Up est un forum sur Facebook qui a pour but d’encourager la lecture individuelle et collective de la Parole. La page Facebook permet aux étudiants de poser des questions et d’aider les autres par rapport à leurs questions. Nous l’utilisons également pour publier des ressources et un plan de lecture quotidien.

En 2011, Word Up a été lancé avec un programme de 99 jours de lecture des Psaumes pendant l’été. En 2012, nous avons encouragé les étudiants à lire le Nouveau Testament en 27 jours. Un livre par jour. En ce moment, nous incitons les étudiants à parcourir l’Ancien Testament en quatre mois.

_Qu’est-ce qui a motivé la création de Word Up ?
En discutant avec certains leaders étudiants, je me suis rendue compte qu’ils n’avaient jamais lu la Bible en entier. Dans les milieux chrétiens, les versets de la Bible sont souvent cités hors contexte pour appuyer toutes sortes de positions chrétiennes. Mon espoir était qu’après avoir lu la Bible, les étudiants commenceraient à avoir une vue d’ensemble et à comprendre comment certains passages s’intègrent dans cet ensemble.

_De quelle façon les étudiants participent-ils à la mise en place du projet ?
L’année dernière, un groupe de leaders étudiants a testé les ressources avant le lancement de la page Facebook. Ils ont laissé de côté ce qui, selon eux, ne plairait pas aux étudiants et ont proposé d’autres idées. Cette année, une équipe d’étudiants a pris un engagement mensuel à publier tous les jours des messages sur les passages de la Bible qui sont programmés.

Zane Norvill, un des blogueurs, écrit : « La responsabilité de devoir écrire pour les autres m’incite à passer plus de temps à méditer sur un passage. Lorsque je ne lis que pour moi, je ne saisis pas toujours les choses aussi clairement ou je ne m’en souviens pas de la même façon. »

Créez votre propre Word Up ! Joignez-vous aux étudiants du TSCF sur facebook. Ou alors, laissez ce projet vous inspirer : comment pourriez-vous commencer à explorer des portions « inconnues » de la Bible ? À qui pourriez-vous faire part de vos questions et de vos réflexions issues de votre lecture personnelle de la Bible ? Avez-vous déjà lu un livre de la Bible d’une seule traite ? Si votre réponse est négative, il ne vous reste plus qu’à vous lancer !

Sabine Kalthoff

Plus d’informations sur Word Up :

Venez rencontrer Jésus !

Nombreux sont les étudiants que la lecture de la Bible n’intéresse pas. Elle leur semble inutile, peu crédible ou tout simplement dépassée. Pourtant, c’est à travers la Parole que nous apprenons à connaître Jésus-Christ. Comment pouvons-nous aider les étudiants à rencontrer Jésus dans la Bible et à travers elle ?

L’initiative« Marc : l’Expérience » a été conçue dans ce but. Les étudiants invitent d’autres étudiants à venir voir cette mise en scène de 90 minutes sur la vie de Jésus. La représentation se fait dans une salle où le public est installé en rond (voir photo). Ainsi, au lieu d’observer la scène à distance, les spectateurs sont directement confrontés à ce qui se passe.

Au Chili, après une représentation, un étudiant non-chrétien a dit : « Difficile de ne pas pleurer. C’est extraordinaire de se dire que cela pourrait être vrai. » Les étudiants repartent après avoir entendu l’Évangile de manière très vivante et engageante.

« Marc : L’expérience » est une pièce interprétée par 15 étudiants qui n’ont pas forcément l’expérience de la scène. Pendant quelques semaines, ils apprennent la structure et l’essentiel du message de l’Évangile de Marc. Puis, avec l’aide d’un directeur formé, ils préparent la représentation.

De nombreux acteurs sont profondément touchés par cette expérience :

  • « J’ai appris à découvrir l’Évangile comme jamais auparavant. Cela m’a rapprochée de Jésus car cela me donnait l’impression de vivre à ses côtés pendant son passage sur terre. » (Actrice lettone).
  • « Au cours des dernières semaines, certaines scènes du drame m’ont accompagnées et ont orienté ma vie et mes pensées. J’ai rarement été confronté aussi intensément à un texte. » (Acteur allemand)

Liene Lice, qui a mis en scène « Marc : L’expérience » en Lettonie commente : « Personne ne peut rester indifférent en voyant la pièce. Certaines personnes rient, d’autres pleurent, certains sont perdus dans leurs pensées, mais tous se retrouvent face à face avec l’Évangile. »

Les mouvements de l’IFES de plus de dix pays ont fait « Marc : L’expérience ». Le mouvement au Chili, par exemple, a donné sa première représentation en 2011. Depuis lors, ils ont donné plus de 25 représentations. Plus de 1500 personnes ont donc pu entendre les paroles de Jésus à travers l’Évangile de Marc. En Allemagne, de nombreuses représentations ont lieu sur les campus universitaires : c’est une excellente façon de faire de Jésus un sujet de conversation dans le monde étudiant. Ensuite, on distribue le script de la pièce : un exemplaire de l’Évangile de Marc.

Pour plus d’informations, allez sur le site Internet de « Marc : L’expérience ». Si vous vous demandez si cela serait intéressant dans votre contexte, n’hésitez pas à contacter Andrew Page, le créateur de « Marc : L’expérience »: andrew (at) themarkdrama.com.

« Qui est donc cet homme? Même le vent et la mer lui obéissent! » (Marc 4:41). Aidons les autres à rencontrer Jésus et par la même occasion, découvrons-le plus nous-mêmes.

Sabine Kalthoff

Autres liens :
Marc : L’expérience » du GBU Chili sur Facebook (en espagnol)
Blog de « Marc : L’expérience » du GBU France (en français)
Blog de « Marc : L’expérience » du SMD Allemagne (en allemand)
Vidéo: Jésus guérit un paralytique (en anglais)

Un résultat inattendu de la lecture de la Bible. Témoignage.

« Bien que mes parents soient athées, ils se considéraient tout de même musulmans. Je suis devenu musulman après l’effondrement de l’Union soviétique, lorsque la pratique de religion a été autorisée. Certains de mes proches m’ont dit que je devenais de plus en plus fanatique.

C’est alors que ma sœur a accepté Jésus comme son Sauveur. Quand elle nous a parlé de sa décision, nous nous sommes tous opposés à elle. C’était une telle honte pour notre famille musulmane ! Nous lui avons mis la pression, et un jour je l’ai même frappée. Pendant que j’étais à l’armée, ma sœur a mûri dans sa foi et gagné en assurance. Lorsque je suis revenu, j’ai été surpris du courage avec laquelle ma sœur parlait de Jésus, mais ses paroles ne me touchaient pas. Pour moi, elle nous avait trahis.

Un jour, elle m’a invité à suivre gratuitement des cours d’anglais. J’ai immédiatement compris que les gens qui dispensaient ces cours étaient probablement des missionnaires, mais je m’en fichais. Je voulais apprendre l’anglais pour pouvoir trouver un bon travail ou immigrer pour avoir une vie meilleure en Occident. Après chaque cours d’anglais, nous étions invités à rester pour une étude biblique. Au bout d’un certain temps, j’ai décidé de rester et nous débattions souvent : je faisais valoir que Jésus n’était qu’un prophète ; ils étaient convaincus qu’il était Dieu. Une des choses qui me surprenait, c’était leur amour. Parfois je me comportais de façon grossière, mais je me suis toujours senti accepté.

Un an après avoir régulièrement fréquenté ce groupe, j’ai décidé de lire l’Évangile. Je voulais prouver à ces « chrétiens perdus et dupés » que Jésus n’était pas Dieu, mais seulement un prophète. Alors j’ai commencé à lire et je ne pouvais m’empêcher d’y prendre plaisir. Tous les jours après le travail, je rentrais en courant à la maison pour continuer ma lecture. Tout allait bien jusqu’à ce que je lise Jean 14:6 : « Le chemin, répondit Jésus, c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Le Semeur) Je fus choqué par cette déclaration : « Personne » ??? Et les musulmans alors ? Que dois-je donc faire ? J’aurais voulu que Jésus n’ait pas dit ça…

Je comprenais que je devais faire un choix. Ma première prière à Jésus a été : « Jésus, si tu es vraiment Dieu, fais-le moi savoir et je te suivrai. » Quelques temps après, j’ai senti en moi une paix inhabituelle que je n’avais jamais ressentie auparavant. J’ai accepté Jésus comme mon Sauveur. Je n’en ai parlé à personne pendant environ deux mois. Quand je l’ai annoncé à ma sœur, elle m’a joyeusement répondu : « Je savais que cela arriverait, je priais pour toi toutes ces années ! » Cela s’est passé en 2001 et depuis lors, je marche avec le Seigneur. »

L’auteur s’investit dans l’IFES en tant que bénévole

Cessez de courir

Nous sommes tous d’accord que c’est important. Nous continuons à faire tourner nos programmes, mais nous nous arrêterons rarement pour réfléchir, évaluer les choses et nous renouveler. L’Interaction avec les Écritures n’est généralement pas à l’ordre du jour ; le sujet n’est pas assez urgent.

Mais peut-être est-ce plus urgent que l’on croit. L’Interaction avec les Écritures ne gardera pas nécessairement sa place de choix au sein de l’IFES si nous nous contentons de faire ce que nous avons toujours fait. Nous devons identifier les défis d’aujourd’hui et les relever si nous voulons que cette génération d’étudiants puisse aimer, étudier, vivre et partager la Parole de Dieu.

En 2012, le mouvement mexicain s’est arrêté pour tenir une mini-consultation. Cette consultation d’une journée a réuni 27 équipiers, étudiants et bénévoles. Le programme comportait quatre sessions :

_Vivre dans la Parole. Comment pouvons-nous intégrer à notre vie personnelle l’écoute de la Parole de Dieu et la réponse que nous lui donnons ? Si nous voulons renforcer l’Interaction avec les Écritures au sein de nos mouvements, nous devons commencer par notre vie personnelle.

_Renforcer nos convictions. Nous présumons souvent que nos étudiants ont certaines convictions, mais l’expérience nous prouve parfois le contraire. Que pensent-ils de la Bible et quel est son impact sur leur vie ? Les étudiants se réfèrent-ils à la Bible lorsqu’ils réfléchissent aux questions d’actualité comme la sexualité, les valeurs, l’injustice ? Comment pouvons-nous renforcer cela ?

_Découvrir des opportunités. Lors de cet atelier intéressant et créatif, chaque participant a fait part d’une expérience ou d’une idée qui fonctionnait bien dans son groupe.

_La voie à suivre. Des mesures concrètes à prendre après la consultation ont été identifiées.

Chaque session durait deux heures. Il y avait à la fois du temps pour travailler en petits groupes et pour partager et discuter des résultats en séance plénière. Les participants se sont préparés à la consultation en réfléchissant au rapport de la consultation mondiale de l’IFES pour l’Interaction avec les Écritures et en apportant une idée à partager.

Lors de cette consultation, certains défis ont été identifiés, de nouvelles idées ont été partagées et de nombreux membres du personnel ont décidé de mettre l’accent sur l’Interaction avec les Écritures dans leur ministère. Quelques projets pour l’avenir :

  • aborder les sujets d’actualité mondiaux à la lumière des Écritures
  • promouvoir des moyens publics et innovants d’interagir avec les Écritures à l’Université
  • étudier des livres bibliques (entiers) à toutes les conférences – tirés de différentes parties de la Bible
  • développer un réseau national qui poursuivra le travail de renforcement de l’Interaction avec les Écritures.

Pour plus de détails, vous pouvez contacter Ana Miriam Peralta, équipière régionale de COMPA Mexique et codirigeante de la consultation : anamiriam (at) compa.mx.

Il existe d’autres façons de s’arrêter et de réfléchir. L’année dernière, les mouvements de l’IFES en Asie de l’Est ont organisé une conférence régionale de six jours sur l’Interaction avec les Écritures. D’autres mouvements ont inclus à leurs programmes réguliers des séances de réflexion sur différents aspects de l’Interaction avec les Écritures.

Cessez de courir. Il se pourrait que cela ne vous amène pas où vous souhaitez aller.

Sabine Kalthoff

L’eau source de vie dans les circonstances difficiles

En 2012, mes vacances d’été ont été interrompues par un accident de vélo qui s’est suivi d’une intervention chirurgicale en urgence, puis de deux mois de convalescence et enfin, d’une autre intervention. Il m’a été très difficile de trouver la paix dans cette situation, surtout parce que je souffrais encore des séquelles d’un accident plus grave qui avait eu lieu trois ans auparavant.

J’ai dit au Seigneur : « Je sais que tu es bon, tu es bon pour tout le monde, mais pas pour moi. Je ne vois pas ta bonté dans ma vie. Je te suis et je te sers, mais mon corps est brisé et mon cœur aussi. Où est ta bonté ? »

La tristesse, la confusion et l’apathie me submergeaient pendant que je traversais ce désert spirituel. Je ne pouvais pas me « réparer » moi-même et les autres ne pouvaient pas m’aider… leurs paroles entraient par mes oreilles mais n’atteignaient pas mon cœur.

Au cours de cette période, je n’entendais le Seigneur me parler qu’à travers la Bible. Le Saint-Esprit s’est servi de la décision que j’avais prise de lire la Bible à tout prix, peu importe ce que je ressentais ou ce que je pensais de moi, et de lui. Dans mon désert, le Saint-Esprit m’a donné un tout petit peu d’eau chaque jour pour me permettre de survivre. Je ne vivais que grâce à cette eau : la Parole de Dieu, que je buvais à petites gorgées.

J’ai lu le livre de Job. Lui pouvait me comprendre. Dans sa misère, l’âme amère, il a crié au Seigneur : « Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos ; c’est la tourmente qui survient. » (Job 3:26). Mon angoisse et ma détresse se trouvaient là, au cœur de la Bible !

Le Seigneur m’a parlé par l’intermédiaire du Psaume 145 : Je suis miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté (v. 8). Je suis bon envers tous (v. 9). Je soutiens ceux qui tombent et je redresse tous ceux qui sont courbés (v. 14). Je suis près de tous ceux qui font appel à moi, je suis près de vous. J’accomplis les désirs de ceux qui me craignent ; j’entends leur cri et je les sauve. Je garde tous ceux qui m’aiment (v. 18-20).

L’Esprit-Saint a laissé ces paroles imprégner profondément mon cœur : « Je veille sur toi, j’entends ton cri et je vais te sauver… » Par la Parole de Dieu, j’ai pu recommencer à croire que le Seigneur est bon, qu’il est toujours bon et qu’il est bon envers tous, même envers moi !

Lilit Avayan, Secrétaire général pour l’Arménie
lilitavayan (at) yahoo.co.uk

Faire parler les Écritures

Que celui qui a des oreilles écoute ! Lire des passages de la Bible à voix haute est en fait un moyen d’entendre ce que nous sommes en train de lire. « Faire parler les Écritures » part de ce principe. C’est un excellent moyen de pénétrer un texte, notamment lors d’une étude biblique en petit groupe. Au lieu de lire le passage biblique à voix haute une seule fois, il est énoncé à plusieurs reprises. Les étudiants apprennent à écouter attentivement. En écoutant et en imaginant le contexte dans lequel se trouvaient les premiers auditeurs, ils se mettent à dire le texte d’une façon bien plus vivante et parlante.

Pour utiliser cette approche lors d’une étude biblique en petit groupe, le facilitateur demande à plusieurs étudiants de « faire parler les Écritures ». Lorsqu’un étudiant a lu un passage, il invite ceux qui écoutent à réagir : « Comment était-ce ? Ressentez-vous quelque chose ? Cela vous a-t-il fait réfléchir ? » Puis il leur demande de faire parler les Écritures à leur tour. Quelques informations sur l’arrière-plan aideront les étudiants à mieux imaginer la situation. Le facilitateur peut demander aux  étudiants de s’identifier à ce qui se passe dans le récit en se mettant dans la peau des personnages, c’est-à-dire de n’importe quel personnage dans le récit, mais aussi, par exemple, du psalmiste, du prophète ou de l’auteur d’une épître. Le facilitateur peut poser des questions en cours de route, comme : « De quelle façon pensez-vous que Jésus a dit ça à l’homme infirme ? Sur quel ton de voix l’infirme a-t-il répondu ? (Jean 5). Comment Paul aurait-il dit ce qu’il écrit dans la lettre à Philémon ? Comment le psalmiste exprime-t-il sa reconnaissance à Dieu ? »

Nous avons constaté que la méthode « Faire parler les Écritures » aide énormément les étudiants à entrer dans le texte. Au début, les étudiants trouvent parfois cette pratique un peu bizarre et ils ont du mal à ne pas rire en parlant. Mais une fois qu’ils s’immergent vraiment dans le texte, la Parole devient vivante à leurs yeux, elle touche leur vie et cela change la façon dont ils la comprennent. Pour être encore un peu plus créatif, on peut également recourir à une certaine mise en scène du texte. Le facilitateur doit toutefois estimer si c’est utile ou si cela va plutôt distraire du texte.

Vous pouvez commencer en prenant des passages des évangiles. Vous pourrez ensuite essayer avec des épîtres, des psaumes, des prophéties. En fait, tous les genres que l’on trouve dans la Bible peuvent être traités ainsi. « Faire parler les Écritures » m’a transformé et a complètement changé ma façon de diriger les études bibliques avec les étudiants. Puissiez-vous découvrir la grande richesse de cette méthode ! Faites parler les Écritures et entrez dans la Parole qui transforme les vies.

Lee Wan Ling, équipier FES Malaisie
wanling (at) fes.org.my