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La Bible dans ma vie

La Bible est une lampe à nos pieds et une lumière sur notre sentier. Elle est un remède pour l’âme ; elle est le souffle de Dieu lui-même. À travers elle, Dieu interpelle et réconforte, reprend et restaure, exhorte et encourage. Elle est, dans son ensemble, la révélation de la vérité de Dieu à notre intention.

Pourtant, il peut arriver que la Bible soit mal utilisée. D’où l’importance de l’excellente discipline d’étude inductive de la Bible que propose l’IFES : apprendre à comprendre les Écritures sur leur propre terrain ; respecter le contexte et obéir au message, aussi inconfortable que cela puisse être.

L’étude de la Bible peut également trop facilement devenir un exercice abstrait. C’est pourquoi j’aime le fait que l’une des valeurs fondamentales de l’IFES n’est pas uniquement « la Bible », mais « l’interaction avec les Écritures ». Toute étude biblique ne doit pas ultimement et essentiellement être centrée sur nous, mais sur Dieu, son caractère et son invitation à nous plonger dans cette sainte révélation pour apprendre à mieux le connaître.

Lorsque Darrell Johnson a été interviewé à l’Assemblée mondiale 2015, il a expliqué comment, avant de lire un passage pour se préparer à prêcher, il se posait toujours la question suivante (en référence au Cantique des Cantiques) : « que me dit ce passage au sujet de celui que mon cœur aime ? ». Nous devrions tous nous poser cette question lorsque nous ouvrons les Écritures, que nous soyons prédicateur ou responsable d’étude biblique, ou pas.

Personnellement, ma relation avec les Écritures est passée par plusieurs étapes. J’ai eu le privilège qu’on me l’enseigne lorsque j’étais enfant, assis aux pieds de mes parents. J’étais un auditeur fasciné ; c’était une histoire pour moi au moment du coucher. À l’adolescence, lorsque j’ai consacré ma vie à Christ et que je lisais la Bible régulièrement comme une discipline spirituelle, je la considérais comme une histoire qui m’était adressée ; un ensemble d’exhortations qui m’aidaient à vivre une véritable vie de disciple.

En grandissant dans la foi, j’ai compris qu’il s’agissait d’une histoire qui me parlait de moi ; à travers la vie de ses héros imparfaits, j’ai clairement vu mes défauts, et je me suis émerveillé de la suffisance du Christ qui couvrait mes péchés. Alors que je l’étudiais de manière plus approfondie au séminaire, et que je me consacrais au ministère de la prédication, elle est devenue (pas toujours pour le mieux) une histoire de ma part ; des vérités que je me sentais chargé de transmettre aux autres. J’ai fini par me rendre compte que toutes ces perceptions devaient être réunies et, à mesure que je saisissais plus fermement la profondeur de la grâce de Dieu, elles sont devenues une histoire qui grandissait en moi. Lorsque j’interagis avec les Écritures, l’Esprit qui a inspiré ces auteurs est le même Esprit qui me convainc et me transforme. C’est un chemin sur lequel je suis encore en train d’avancer, et si je le peux, j’aimerais en embarquer d’autres avec moi.

David Montgomery, secrétaire régional de l’IFES Europe.

Se recentrer grâce aux retraites

Deux femmes de l'équipe du personnel dans un environnement agréable, en plein air, avec une guitare, en chantant, et avec des livres sur une table à côté.

Au début de l’été 2019, j’ai eu l’occasion de participer à la retraite du personnel européen de l’IFES. Le timing était parfait pour moi car j’avais commencé un congé sabbatique de trois mois à cette même période. La retraite m’aida à aborder le congé sabbatique en me centrant sur Jésus, m’étant déjà engagée dans une période de réflexion sur les mois précédents.

L’Interaction avec les Écritures m’a beaucoup aidée à apprendre de nouvelles choses. Pour moi, la retraite était un espace tout à fait sûr où je pouvais réfléchir et interagir et, comme je suis de nature à apprendre, j’étais fascinée par de nombreux aspects de la retraite. Je dirais que ce qui m’a le plus impactée était l’équilibre entre le temps passé seule avec Dieu et le temps avec d’autres, en communauté. C’était un mélange sain de méditation sur la Parole, de prière et d’apprentissage communautaire.

Ayant vécu un tel privilège, je souhaitais le partager avec d’autres. En vue du rôle important joué par ce genre de retraite dans ma compréhension du repos et de la réflexion, je décidai d’inviter une amie qui travaille aussi dans le ministère à se joindre à moi pour notre propre retraite de quatre jours dans la campagne tchèque. Depuis, c’est devenu pour nous une tradition et nous avons aussi tous deux initié d’autres amis au concept des retraites.

Nous voulûmes parfaitement recréer pour nos retraites tchèques ce mélange crucial de solitude et de communauté dont j’avais fait l’expérience lors de la retraite du personnel européen de l’IFES. Notre modèle est qu’après une discussion et de la prière, nous choisissons un thème. Les thèmes que nous avons abordés lors de nos retraites incluent « La prière », « Du deuil à la danse », « Savoir que je suis aimé » et « La résilience dans les temps de crise » et d’autres encore. Nous commençons chaque jour avec une Lectio Divina en solitaire et nous partageons ensuite notre expérience dans les Écritures. Nous passons généralement les après-midis dans la réflexion (calendrier, réflexion thématique), à faire des randonnées ou encore du travail manuel.

Ces retraites sont rapidement devenues mon mode de repos et de vacances préféré. Elles m’aident avec les disciplines spirituelles dans la vie, me donnent plus de clarté sur l’histoire de Dieu dans ma vie et approfondissent mes relations avec ceux qui m’accompagnent dans la retraite. Mon amie Ráchel m’a même dit qu’elle ne pouvait s’imaginer de meilleures vacances en tant qu’équipière du ministère. Je suis d’accord avec elle. En tant qu’équipière du ministère, il me semble courir le risque de passer du temps avec Dieu uniquement afin de réussir dans ledit ministère, de parler « affaires » avec Dieu, plutôt que de développer une relation authentique. Je coure le risque d’exercer le ministère en « faisant » plutôt qu’en « étant ». De telles retraites m’aident à ne pas tomber dans ces pièges mais de marcher avec Dieu et d’exercer mon ministère plus judicieusement.

Eva Petržilková, équipière de l’UKH (IFES République tchèque)

Transition de leadership

Être vivant implique toujours des changements. En septembre 2021, Ricardo Borges a succédé à Sabine Kalthoff au leadership du ministère de l’Interaction avec les Écritures de l’IFES. Sabine emploiera 30% de son temps pour continuer à servir l’IFES en tant que Secrétaire pour la Formation spirituelle, alors que la majorité de son ministère sera dévoué à un rôle pastoral au sein d’un établissement d’enseignement supérieur local. Ricardo et Sabine se sont interrogés réciproquement sur la transition à venir.

Ricardo, raconte-nous une expérience clé de tes quatre années en tant que Secrétaire associé pour l’Interaction avec les Écritures.

J’ai vécu tant d’expériences positives. L’une était de voir tous ces membres du personnel et tous ces étudiants, dans différentes régions du monde, ouvrir leur Bible pour explorer la Parole de Dieu afin de répondre aux enjeux de leur propre contexte. C’est vraiment phénoménal de faire l’expérience que la Parole de Dieu est pertinente pour l’ensemble de notre vie.

Ricardo, qu’est-ce qui te motive à continuer dans le ministère international de l’Interaction avec les Écritures ?

Le fait que nous avons une Union mondiale avec une telle richesse qui découle de la diversité des gens, des cultures et des différents arrière-plans. J’ai hâte de voir comment nous grandirons dans les différentes perspectives qui nous permettent de mieux écouter le Seigneur à travers les Écritures. Je suis impatient de voir nos partenariats se développer afin de témoigner du Seigneur dans nos différents contextes.

Sabine, raconte-nous un souvenir précieux de tes dix années en tant que Secrétaire pour l’Interaction avec les Écritures.

Oh, il y en a tellement qu’il est difficile de choisir. Un souvenir vient d’une consultation de l’IFES sur la formation qui a eu lieu au Ghana. J’avais animé une étude biblique après laquelle un collègue du Nigéria est venu me partager comment la Parole de Dieu lui avait parlé. J’étais remplie d’émerveillement – la Parole de Dieu parle au-delà des cultures. Je le savais déjà mais c’était complètement différent d’en faire l’expérience. Cela a fait grandir ma confiance et mon émerveillement par rapport à la Parole de Dieu.

Sabine, à quoi ressemblera ton nouveau rôle avec l’IFES ?

En tant que Secrétaire pour la Formation spirituelle, mon souhait est d’aider le personnel à s’épanouir dans sa relation avec Jésus. À l’IFES, nous sommes habitués à travailler dur mais nous oublions parfois de laisser la place dans notre vie pour que Dieu nous rencontre, nous nourrisse, nous façonne – comme individus et comme équipe. Mon souhait est d’aider à développer cette habitude, par exemple, en animant des séances d’Interaction avec les Écritures avec le personnel, en organisant des retraites du personnel et en cheminant aux côtés de personnes individuelles. (Vous pouvez lire la suite ici.)

Une vision qui grandit

écrit par Jacob Varghese, équipier avec UESI Inde

Mon chemin dans l’interaction avec les Écritures remonte à l’époque où j’étais étudiant. À ce moment-là, je suis entré dans une relation personnelle avec Jésus comme mon Seigneur et Sauveur, et j’ai commencé à me lier profondément avec la Parole de Dieu. Étudier la doctrine m’a aidé à voir la Bible comme la Parole de Dieu inspirée et m’a convaincu du besoin de réfléchir à cette Parole. Parallèlement, on m’a introduit à la discipline du « temps de silence » et j’ai commencé à la pratiquer avec sincérité. Faire cela a posé une bonne fondation pour ma foi.

Cependant, je n’ai pas réalisé que je ne faisais que lire et réfléchir sur quelques passages. Je les appliquais à ma vie, mais rapidement, je me suis lassé de la lecture de la Bible. J’ai continué à la lire, mais uniquement comme un exercice, comme de l’exercice physique pour mon corps. Lentement, j’ai commencé à me retirer et à n’avoir mon temps de silence que lorsque cela m’arrangeait. J’étais loin de me douter que, même durant cette période, mon Dieu travaillait activement en moi et me façonnait.

Faire une pause. Quand on voyage, on fait des pauses pour se rafraîchir. Mais pour moi, la pause sur ma route fut une chute. Mes collègues de travail et les autres étudiants de l’union ne se sont jamais rendu compte de la lutte que je connaissais. C’est dans cette période que j’ai rencontré le révérend Koichi Ottawa (alors secrétaire régional pour l’Asie de l’Est). Il m’a demandé très directement : « Comment va ton cheminement avec Dieu ? » Cela m’a pris par surprise, mais j’ai répondu honnêtement. Ottawa m’a aidé à recommencer ma route avec Dieu et sa Parole. J’ai réalisé que l’interaction avec les Écritures n’était pas un devoir ou une simple discipline ; c’est le Seigneur qui marche à mes côtés et qui me parle : cela comprend du plaisir, des disputes, des expressions de déception, de la joie et de la reconnaissance. L’Écriture est devenue la charpente de ma vie.

Une vision renouvelée. Au travers du ministère mondiale de l’Interaction avec les Écritures de l’IFES, ma vision s’est élargie. J’ai commencé à comprendre de manière approfondie qu’interagir avec l’Écriture était un cheminement en cours dans une relation active avec notre Seigneur Dieu. J’ai reconnu que l’Écriture ne concernait pas seulement ce que Dieu avait fait pour moi, mais qu’elle me plaçait aussi dans la grande histoire de Dieu.

L’interaction avec les Écritures est tellement plus que des techniques : c’est une invitation à continuer de grandir dans notre relation avec Jésus et son monde. En comprenant cela de plus en plus profondément, j’ai reconnu que j’avais la responsabilité de commencer à construire des vies centrées sur l’Écriture.

La prochaine étape pour moi consistait à partager cette vision avec des individus, ainsi qu’à les édifier en tant que multiplicateurs de cette vision. J’ai pris la décision, en toute conscience, qu’à la mesure de mes capacités, je me focaliserai sur des personnes et des programmes de formation en petits groupes, sans attendre que de plus grands groupes ne se forment. Mon chemin se poursuit avec la vision de voir des jeunes interagir activement avec Dieu, sa Parole et son monde.

Connaître la transformation

écrit par Daniel, étudiant du Timor oriental

Comment changer nos anciennes manières de vivre en nouvelles ? Nos efforts ne seront pas suffisants pour vaincre les ténèbres. D’autant plus si nous avons des souvenirs qui ne nous lâcheront pas jusqu’à notre mort. Je luttais avec de tels souvenirs qui me hantaient.

En voyant des amis décider de suivre Dieu pleinement, je me suis également senti poussé à le faire. À cette même époque, j’avais faim intérieurement, je me sentais vide ; j’avais l’impression que j’allais me noyer. Une nuit, j’ai commencé à avoir envie de lire la Parole de Dieu. Alors que je marchais dans la rue cette nuit-là, arrivé à un carrefour, j’ai tourné en direction de la maison d’un équipier. Je lui ai demandé si nous pouvions étudier la Parole ensemble, et il a accepté avec joie. Notre cheminement dans l’étude de tout l’Évangile de Luc nous a pris environ cinq mois.

Tout au long de l’étude, j’ai été inspiré par le caractère de Jésus et le fait que la vie des gens était transformée après l’avoir rencontré. J’ai vu comment Jésus restaure la dignité des gens, comme lorsqu’il a guéri l’aveugle. J’ai aussi vu que ces personnes étaient réellement touchées par ce que Jésus leur faisait. Ce qui m’a beaucoup impressionné, c’est le fait que Jésus soit venu d’en haut pour vivre une vie simple parmi d’autres. Il n’a pas choisi de vivre comme un magicien de scène. J’ai appris que la clé pour transformer ma vie, c’est d’avoir la FOI en Jésus.

Lire l’Évangile de Luc a changé ma manière de penser. J’ai compris que la vie ne consiste pas seulement à connaître Dieu dans notre tête, mais aussi dans notre cœur. J’ai appris à ouvrir ma vie pour que Jésus me remplisse et brille de sa lumière en moi. J’ai aussi commencé à comprendre qu’il serait injuste de rester silencieux sur ce que le Saint Esprit avait fait en moi.

J’ai commencé à remarquer des amis autour de moi avec la même faim de la Parole ; le sujet de la vie et Dieu n’arrêtait pas de surgir dans nos conversations et sur les réseaux sociaux. Nous avons donc décidé avec joie de former un petit groupe d’étude biblique. J’ai vu des changements chez mes amis : ils ont de nouvelles valeurs dans la vie, et ils la voient différemment qu’ils ne le faisaient dans leurs anciennes manières de vivre.

Au fur et à mesure que j’apprends à connaître Christ, Jésus m’aide à trier les sacs que j’avais accumulés dans mon passé en les cachant sous le tapis. C’est une expérience douce et douloureuse. Même si ça fait mal, je sais que Christ est avec moi et que ce processus est nécessaire pour vivre une vie juste. C’est comme un travail en cours avec Jésus qui continuera jusqu’au jour où je le rencontrerai. J’appelle ce processus : « La transformation ne consiste pas seulement à changer mais à construire. »

témoignage traduit de la langue tétoum

De la crainte a l’esperance

Le COMPA avait planifié son rassemblement national étudiant, un événement très attendu, pour avril 2020. La Covid-19 avait déjà gâché certains de mes plans et mis ma dernière année à l’université sens dessus dessous. Le 30 mars, les autorités sanitaires mexicaines ont déclaré un confinement d’envergure nationale, et je suis passé du statut d’étudiant sur le campus à celui d’étudiant en ligne du jour au lendemain. Qu’allait-il arriver à mes plans, mes rêves et mes objectifs de l’année ? Tout était annulé au fur et à mesure ; c’était à la fois triste et frustrant. Cependant, j’ai pu voir la main de Dieu car ma famille était en bonne santé et nous avions les ressources nécessaires.

Le COMPA a annoncé que le camp national se tiendrait en ligne. J’étais très heureux de l’apprendre et, en même temps, triste sachant que je ne verrais pas en personne mes amis qui habitaient dans d’autres régions du pays. Dieu m’a surpris en me montrant qu’il nous donnait une communauté malgré la distance et cette période tourmentée. Près de 1000 personnes se sont inscrites, dont 700 aux études bibliques en ligne.

Quand on m’a demandé de mener l’une d’entre elles, j’ai accepté. J’étais plus que partant puisque j’avais un peu d’expérience dans les études bibliques à distance grâce à la convention nationale étudiante. Mais lorsqu’on m’a appris que le livre étudié serait l’Apocalypse, cela m’a intimidé parce qu’il semble difficile à lire. On nous a invités à une formation en trois volets pour 50 responsables d’études bibliques. Pendant la première session, nous avons voyagé dans ce livre énigmatique ; dans la deuxième, nous avons participé à une étude biblique en ligne ; et durant la troisième, on nous a expliqué la méthodologie.

D’un texte intimidant, le livre de l’Apocalypse est devenu une lueur d’espoir dans les moments d’incertitude. J’ai beaucoup aimé me mettre à la place des personnages et, dans un sens, je me suis identifié à eux. En tant qu’étudiant, j’aime tout avoir à portée de main et sous contrôle, mais j’avais perdu de vue le besoin vital d’aimer Jésus profondément.

J’ai grandi dans mon amour pour le Seigneur car j’ai vu que Jésus était avec nous dans ces nouvelles circonstances. Cette formation était essentielle ; nous avons reçu des aides visuelles et un guide pour gérer le temps, ainsi que des outils pour enseigner.

A ce moment-là, presque aucun d’entre nous n’avait l’habitude d’utiliser Zoom, mais ils ont fait un effort. Même s’il s’agissait d’un appel longue distance, nous nous sentions bien parce que nous étions rassemblés autour de la Bible. Nous avions tous peur d’étudier l’Apocalypse et besoin d’espoir ; Dieu nous l’a donné à travers cet étrange livre. C’était génial parce que cette formation s’est révélée être une vraie introduction pour développer notre mission en ligne pendant ces semestres. Dieu est assis sur son trône, et il nous a surpris au milieu de ces temps incertains en nous donnant confiance et espérance.

Zuriel Castro / Gestion des affaires / COMPA Mexique

Renouvelé par la Parole de Dieu

Quand j’ai participé au webinaire de l’Interaction avec les Écritures de l’IFES (La Parole au centre : « Les difficultés de la vie et le Dieu sur la croix ») au moment où le monde entier était terrorisé par une pandémie, nos vies manquaient aussi d’espérance. Je faisais très attention à ma famille : ma mère, mon épouse et nos deux filles, âgées de sept et deux ans et demi. On aurait dit la fin du monde : les églises étaient fermées, pas d’études bibliques ni de rassemblements religieux. En même temps, il y avait tellement d’occasions d’en apprendre plus sur la Parole de Dieu. Le webinaire de l’Interaction avec les Écritures fut l’une d’entre elles.

Quand Yohan Abeynaike du Sri Lanka a conduit ces études, je me suis senti réconforté en me disant qu’en dehors de Dieu, rien n’est éternel. La pandémie prendrait fin ; et si elle n’est pas un sujet de joie pour nous, en même temps, on voit que Dieu souffre aussi et que, en lui, on trouve la consolation. Comme nous souffrons, notre Dieu a aussi souffert sur la croix. Ces études bibliques m’ont rappelé que notre Dieu est un Dieu de pardon, et qu’il nous invite à le recevoir de sa main. Je peux voir l’accomplissement de sa promesse dans ma vie : il ne me quittera ou ne m’abandonnera jamais en raison de ce que Jésus-Christ a fait pour payer mes péchés. J’ai senti la protection et la générosité de Dieu dans ma vie et ma famille.

A travers ces webinaires, j’ai découvert que j’étais le fils de Dieu, pas un esclave. Si je me perds et me préoccupe des choses de ce monde, il est toujours possible de revenir à lui et de voir qu’il est prêt à m’accepter. J’ai compris que Dieu avait le pouvoir de renouveler toutes choses dans notre vie, comme il l’avait fait dans ce monde. Il a ravivé les Écritures dans ma vie, et sa vision en moi ; les relations dans ma famille ont trouvé un nouveau souffle quand j’ai partagé toutes ces découvertes de la Parole de Dieu aux autres.

Ma croissance à travers ce webinaire de l’Interaction avec les Écritures a été une source de motivation pour le travail missionnaire dans mes cercles via les réseaux sociaux. J’ai partagé à mes amis non chrétienne les choses qui avaient été enseignées, et j’ai constaté que leur point de vue sur cette pandémie avait changé. J’ai été renouvelé dans mon obéissance en me rappelant que Dieu m’avait confié une mission : annoncer sa Parole dans toutes les nations, tribus et groupes ethniques.

Khurram Younis
Équipier du PFES au Pakistan

Une précieuse ressource pour la formation et la mission

« La parole au centre » est une ressource très précieuse que nous avons utilisée dans la formation des nouveaux responsables étudiants à Jalisco. Ce fascicule a aidé les étudiants à approfondir leurs convictions concernant les Écritures, à cultiver leur amour pour la Parole et les a encouragés et mis au défi de vivre leur foi selon la Pa-role. Ce fascicule les a aussi encouragés à se confier dans le pouvoir et dans l’influence de la Parole.

Isaac a été l’un des premiers étudiants avec lequel nous avons commencé à voir chaque semaine les six aspects fondamentaux de l’interaction avec les Écritures que nous trouvons dans ce fascicule. Par conséquent, j’ai pu voir la manière dont Isaac a pu progresser dans sa vie personnelle et dans sa relation personnelle avec la Parole. Ainsi de manière naturelle, il pouvait voir la pertinence et l’importance d’engager la mission à l’université et cela lui donnait en son cœur une confiance accrue pour la mission, en ayant la bonne motivation.

Par ailleurs, le guide de questions que l’on trouve page 27 de la « Parole au centre » nous a aidés à nous approcher et à inviter de nouveaux étudiants aux groupes d’étude biblique du campus. Nous leur avons demandé la permission de leur poser des questions et lorsqu’ils étaient d’accord, nous avons commencé par leur demander s’ils avaient été en contact avec la Bible. S’ils répondaient par l’affirmative, nous leur demandions où et quand. De nombreuses fois, ils nous disaient qu’ils avaient été en contact avec la Bible. Cependant, lorsque nous avancions dans nos questions, ils finissaient par découvrir qu’ils ne savaient pas grand chose de la Bible. Et en s’en rendant compte, ils se sont montrés ouverts pour prendre part à un espace où ils pourraient en apprendre davantage sur la Bible. C’est à ce moment que nous les invitions à l’étude biblique à l’université. Beaucoup sont venus assister, d’autres au moins l’ont envisagé à une autre occasion.

C’est de cette façon que nous avons fait connaissance de Monica, une étudiante en biologie. Elle avait accepté d’assister au groupe d’étude biblique après un temps où nous lui avions posé les questions de la page 27. Ce jour-là, nous avons étudié Marc 2:13 à 17 concernant l’appel de Levi. Elle s’est montrée très ouverte et participative. Elle s’en est allée contente et est revenue la semaine suivante. Ainsi, elle a commencé à assister à l’étude biblique chaque semaine pendant le semestre et au fil du temps, notre amitié a grandi.

En tant qu’ouvriers dans le ministère, nous avons la responsabilité d’équiper les étudiants pour accomplir la mission de la meilleure manière et les aider à approfondir les Écritures. Ainsi, dans le but de former nos nouveaux responsables étudiants, nous nous appuyons sur cette précieuse ressource de « La Parole au centre ».

Rosa Angélica Ramírez Blanco
Equipière à Jalisco
Compañerismo estudiantil

Un message de transformation

Je suis OFS, coordinateur des groupes bibliques au Nicaragua. 2018 et 2019 ont été des années cruciales, qui ont apporté leur lot de surprises et de changement pour moi, pour mon pays et pour le mouvement étudiant. Que s’est-il passé au juste au Nicaragua ? En avril 2018, les étudiants ont manifesté pour protester contre le manque d’intervention lors de l’incendie de forêt d’une importante réserve du pays, des jours après la publication d’une réforme de la sécurité sociale qui affectait les minorités. Cela a provoqué la sortie dans la rue de centaines de personnes pour réclamer la justice. Des scènes de violence, la mort et la répression de la part des autorités ont suivi au fil des jours. Dans ce contexte, des organisations de défense des droits de l’homme ont signalé ces morts, ces exilés et les centaines de personnes disparues depuis ces événements.

Les universités ont été fermées pendant 8 mois. Le pays a été paralysé. Le désespoir était là. Des questions ont surgi. Comment apporter l’espérance dans notre contexte ? Et comment poursuivre l’œuvre parmi les étudiants sans université ?

Je suis retourné chez moi anxieux, en cherchant à continuer à relever le défi d’assumer la mission. J’ai décidé de réunir avec moi mes amis et des jeunes de l’église pour nous approcher des Écritures. Cela nous a donné de la force et du sens au milieu de la douleur et de l’agonie. Nous avons utilisé le fascicule « La Parole au centre » et des outils comme « Écrire un psaume ». Cela a été libérateur. Notre spiritualité a été confrontée. Nous étions désolés de ne pas pouvoir répondre au groupe biblique en raison du caractère délicat du contexte. Nous nous sentions impuissants parce que nos actions auprès de notre prochain étaient limitées. Placer nos tourbillons de pensées et les exposer à la lumière des Écritures nous a rendu le calme. Ouvrir notre cœur à Dieu et aux uns aux autres nous a aidés à faire l’expérience d’une foi qui se transforme en action et qui est mise en évidence par le moyen de l’interaction avec les Écritures. La prière également est devenue une invitation à l’action.

J’étais en exil. Je suis revenu dans mon pays parce que je veux être sel et lumière durant cette saison de l’histoire que Dieu m’a donné de vivre. Je crois en effet que si nous changeons l’université, nous changerons le Nicaragua, nous changerons le monde, parce que nous devons continuer de proclamer le message prophétique d’un Dieu de véritable PAIX, JUSTICE et AMOUR. Je me suis rendu compte que là où il y a un étudiant, là aussi il y a l’œuvre parmi les étudiants. Cette conviction nous la poursuivons en tant qu’étudiant, l’appel à être des arbres porteurs de justice, des ambassadeurs de la foi. C’est là notre engagement. C’est uniquement avec et à travers Jésus que nous pouvons changer notre réalité, notre Nicaragua.

De tout cœur, nous nous accrochons à l’espérance unique et rédemptrice de Jésus !

À la rencontre d’une étudiante internationale avec des conséquences profondes

Je m’appelle Masha et je suis encore étudiante. Mon père n’est pas croyant ; il travaillait pour les services de sécurité de l’État jusqu’à sa retraite. Ma mère était chrétienne mais elle est décédée quand j’avais neuf ans. Je connaissais la vérité depuis mon enfance mais elle ne m’inspirait pas. Je ne m’intéressais pas vraiment à la vie après la mort, au créateur de ce monde et autres questions profondes. Même si je savais que Dieu existait, je n’avais aucun désir d’être en relation avec lui. Puis, après un camp d’été chrétien, à l’âge de 19 ans, j’ai commencé à fréquenter l’église et six mois plus tard, j’ai accepté Jésus.

Je me suis impliquée dans le ministère parmi les étudiants internationaux. J’ai vu qu’il existait un grand besoin de servir ces étudiants qui souffrent de solitude parce qu’ils sont loin de leur famille et de leur foyer. Parmi eux se trouvait Katia (nom changé), une fille originaire de l’un des pays les plus fermés de l’Asie centrale. Elle venait d’un arrière-plan traditionnel orthodoxe mais avait très peu de connaissances sur Dieu et sur la Bible. Elle a commencé à fréquenter l’église à cause d’une amie qui y allait. Après deux mois, elle a cessé ses visites.

J’ai décidé de faire le premier pas et de lui proposer de se rencontrer. Elle a refusé plusieurs fois, disant qu’elle était trop occupée par ses études. Elle a fini par trouver un jour de disponible et nous avons passé du temps ensemble. Nous avons bien discuté. J’ai partagé mon histoire et je lui ai proposé de lire la Bible ensemble. (Au début de ma vie chrétienne, quelqu’un avait aussi lu la Bible avec moi.) Je n’avais jamais encore invité quelqu’un à lire la Bible avec moi. J’avais un peu peur car je n’avais aucune idée de comment conduire une étude biblique. J’étais très contente quand elle a accepté et nous avons commencé à nous rencontrer chaque semaine. Pendant nos réunions, elle posait beaucoup de questions sur le christianisme et l’Évangile. Sa stratégie était de parler peu et de poser beaucoup de questions. Mais ça me plaisait ! Et j’étais très encouragée quand elle a commencé à revenir à l’église.

Pendant le forum international pour étudiants que nous avons organisé, Katia a entendu beaucoup de choses sur Jésus et son amour. Elle a aussi fait trois rêves dans lesquels elle essayait de s’échapper du diable et Jésus la sauvait. Suite à ce forum, elle a accepté Jésus. Elle vient maintenant à l’église et aux réunions pour étudiants internationaux et nous continuons évidemment notre étude biblique personnelle. C’est émouvant de voir combien elle a grandi dans sa vie spirituelle. Elle s’est fait baptisée en mai. Elle a dit : « Je ne crois pas que ce soit un hasard que Dieu m’ait amenée dans ce pays ! »

Masha, étudiante en linguistique en Eurasie