Prier la Parole

Ceci n’est pas un article, c’est une invitation à prier…

Une invitation à la prière personnelle
C’est au cours d’une période de ma vie marquée par de nombreuses luttes, questions et incertitudes que les Psaumes 42 et 43 me sont devenus très précieux. Ces psaumes (étroitement liés par un refrain récurrent) m’ont aidée à prier à la fois mes questions et ma confiance.

Lisez les Psaumes 42 et 43 lentement et dans la prière.

Relisez le passage. Quels échos y trouvez-vous de votre vie ? Concentrez-vous sur ces versets-là. Laissez-les vous guider dans votre propre prière. Quelques exemples :

_v. 3 « J’ai soif de Dieu, du Dieu vivant! » – un immense désir pour Dieu est un des fils conducteurs de ce psaume. Que cherchez-vous ? Avez-vous soif ? Comment pouvez-vous prier votre soif de Dieu ?

_v. 10 « je veux dire à Dieu, lui qui est mon rocher: «Pourquoi m’ignores-tu?» » – quelle profession de foi juste à côté d’une question difficile ! Le Psalmiste confesse que Dieu est son rocher, le fondement de sa vie. En même temps, il prie ses questions et crie sa douleur. Qui est Dieu pour vous ? Comment pouvez-vous prier la tension entre votre foi et vos questions ?

Et ainsi de suite… Vous pouvez conclure en écrivant un verset de cette prière qui résonne particulièrement en vous. Laissez ces paroles des Écritures devenir votre prière dans les semaines et mois qui viennent.

Une invitation à la prière communautaire
Récemment, l’équipe du programme de l’Assemblée mondiale 2019 s’est réunie pour continuer à planifier le congrès. L’un des passages des Écritures que nous étudierons lors de l’Assemblée mondiale est tiré d’Actes 4 : une prière prononcée par l’église primitive face aux menaces et à la pression. Martin Haizmann, le directeur du congrès, nous a conduits dans un temps de prière pour l’Assemblée mondiale de la manière décrite ci-dessous. C’était une expérience riche. Je vous invite à laisser cette prière vous mener dans un temps de prière communautaire pour le ministère parmi les étudiants dans votre contexte.

Lisez Actes 4.23-31 à haute voix. Laissez un temps de silence pour que chacun puisse relire le passage. Commencez ensuite un temps de prière communautaire inspirée par cette prière tirée des Écritures.

Relisez Actes 4.23-31. Après un temps de réflexion silencieuse, demandez à chacun de noter comment – en vue de cette prière biblique – il ou elle veut prier pour le ministère étudiant dans votre contexte particulier. Vous pouvez aussi mettre des affiches sur lesquelles écrire ces sujets de prière pour que chacun puisse les voir. Prenez un deuxième temps de prière communautaire dans lequel vous apportez ces sujets de prière à Dieu.

Prier la Parole. Ce n’est pas que les prières des Écritures, mais toute la Bible qui nous invite à prier. Alors que nous lisons et que nous étudions la Parole de Dieu, nous sommes invités à répondre dans la prière – à répondre en priant notre admiration et notre louange, nos questions, notre douleur, nos engagements, notre confession… La Parole de Dieu nous invite à une conversation honnête avec le Dieu vivant.

Sabine Kalthoff
Secrétaire de l’IFES pour l’Interaction avec les Écritures

Réflexions sur l’Interaction avec les Écritures dans la prière

« Heureux ceux qui gardent ses instructions, qui le cherchent de tout leur cœur » (Psaume 119:2 SG21). Les Écritures nous invitent à « chercher Dieu » et donc à prier – puisque c’est cela l’essence de la prière.

Il y a des années, il a été dit que nous devrions « Prier la Parole ». Cela me semblait logique d’être d’accord avec ce que Dieu a déjà dit au sujet de questions pour lesquelles je priais (mes choix, mes craintes, les finances etc.). Alors que je réfléchissais à l’évolution de la prière autour de moi, cette expression m’est revenue à l’esprit. De nombreuses personnes semblent avoir développé une nouvelle langue et une nouvelle posture de prière. Certains mots semblent plus puissants que d’autres et la prière se centre désormais sur le fait de marcher, de réclamer le territoire et de chasser le diable. Prier la Parole : un impératif ou une simple suggestion ?

Les chrétiens définissent souvent la prière comme la communication avec Dieu, ce qui sous-entend que non seulement nous parlons à Dieu mais que Dieu nous parle aussi. Il n’est donc pas surprenant que la Bible, en tant que la Parole de Dieu, est d’une grande importance pour cette communication.

Par l’étude des Écritures, nous devenons plus conscients de Dieu et pouvons lui répondre selon sa révélation. C’est à travers la Parole que nous apprenons à connaître Dieu et que nous pouvons lui répondre avec louange, amour et confiance. Alors que cette relation se développe, une amitié sincère se crée et nous découvrons de plus en plus le cœur de Celui à qui nous prions. Cela nous aide à prier avec confiance selon la volonté de Dieu. Alors que nous commençons à parler avec Dieu, nous pouvons entrer dans ses désirs pour nous et trouver plus clairement notre place dans son projet.

Alors que j’étais jeune adolescente et nouvelle chrétienne, je luttais avec cette question de ma place dans le projet de Dieu. Quand je priais, je demandais à Dieu quel don il m’avait donné. Je me souviens avoir dit que je ne faisais qu’aider : j’aidais avec l’école du dimanche, les activités sportives, les chants et d’autres domaines de la vie de l’église. C’était grâce à l’étude de la Bible que j’ai compris que c’était justement en aidant que j’utilisais mon don ! J’étais ravie. Depuis lors, j’ai souvent fait l’expérience de comment Dieu me donne de l’assurance en me guidant à certains passages des Écritures pendant mes temps de prière.

La Parole de Dieu peut façonner nos prières de différentes manières : en nous invitant à chercher Dieu, en approfondissant notre relation avec Dieu, en nous guidant dans le contenu de nos prières, en révélant le péché pour que nous puissions nous en débarrasser et ainsi dégager le canal de communication avec Dieu, en clarifiant nos pensées, en donnant une direction, en révélant la vérité…

Il ne fait aucun doute que l’interaction avec la Parole engendre la prière et que la prière nous incite à nous tourner vers les Écritures.

Cheryl Jessemy, ceejessemy@gmail.com
Équipière avec l’ISCF Grenade et coordinatrice pour la prière régionale dans la Caraïbe

« Avoir mes oreilles ouvertes »

« Arrêtez, et sachez que je suis Dieu!… » (Psaume 46.11)
« Que, le jour, l’Eternel me montre son amour: je passerai la nuit à chanter ses louanges… » (Psaume 42.8)

Entendre la Parole. Entendre ma vie. Entendre la petite voix tranquille de Dieu !

L’expérience d’une grande partie de la vie est celle d’une vie exigüe. De nombreuses expériences filent à toute vitesse – les gens que nous avons rencontrés, le ministère que nous faisons et la vie que nous vivons.

2017 était une année de ce genre pour moi… J’ai pris de nombreux vols pour me rendre dans les mouvements de ma région. J’ai donné de nombreux exposés bibliques et prédications. J’ai écouté de nombreuses personnes alors qu’elles traversaient des moments difficiles. J’ai connu 4 décès : celui de ma chère maman, celui de ma colocataire lorsque j’étais sur le campus et celui de 2 collègues d’Asie de l’Est. J’ai pris la charge de Secrétaire régionale de l’IFES pour l’Asie de l’Est.

Des vies exigües, des vies sans temps de réflexion commencent à laisser échapper l’impatience, la lassitude, la colère, l’amertume et la pitié de soi. Je ne pouvais arrêter aucune de ces expériences de vie et de ministère. Mais par souci d’équilibre, j’ai trouvé la petite voix tranquille de mon Seigneur m’appeler à …la solitude ! J’ai pu faire sept retraites spirituelles en 2017 (pour certaines, j’y étais à la fois intervenante et participante). Pour deux d’entre elles, la retraite a duré 3 jours ; pour quatre d’entre elles, ce n’était que 3 heures ; et pour l’une d’entre elles, cela a duré 4 jours.

Dans les retraites où j’étais intervenante, de courts passages des Écritures étaient donnés à méditer et à écouter [Psaume 42; 1 Corinthiens 4:7-16; Exode 19:1-6; Josué 3]. Dans une attitude d’attente avec ces passages…. L’espace que j’ai créé dans l’attente avec la Parole a commencé à me parler. J’« entendais » la Parole abreuver ma vie. J’ai commencé également à « entendre » ma vie – le deuil que j’avais accumulé, les questions qui se posaient. Le plus grand don était « l’écoute » de Dieu, qui m’avait accompagné tout du long. Il a commencé à marquer Ses promesses et Sa guérison de son empreinte.

Après chacune de ces retraites, j’en suis revenue avec une mission rafraîchie ! Un appel plus clair sur la manière de s’y prendre. Pour moi, ces temps de retraite n’étaient pas une option, mais une oasis où je peux boire en profondeur et créer l’espace pour la vie. Ainsi, je sais que pour moi, 2017 était une année à « l’école de l’adversité » et pourtant c’était l’année au cours de laquelle j’étais certaine « qu’Il m’avait porté comme sur des ailes d’aigle et qu’Il se réjouit à grands cris à mon sujet la nuit. »

Donc, comment est-ce que je m’y prends pour mes retraites ?

  • J’apporte mes problèmes/soucis/expériences de vie que je souhaite examiner.
  • Je demande au Seigneur de me guider vers un passage des Écritures pour m’accompagner.
  • Je répands mon cœur, et j’attends et j’écoute.
  • J’écoute Sa Parole, Sa voix et j’écoute ma vie. J’écoute quand je marche, quand je m’assoies, quand j’écoute la nature, les pensées ou les paroles qu’Il met dans mon cœur et dans mon esprit.
  • En écoutant, je réponds là où je suis. Conversations avec Dieu.
  • Tout cela va dans mon journal qui sert aussi en tant qu’outil de sauvegarde dans l’écoute !

Bonne retraite, chèr(e) ami(e) !

Annette Arulrajah
Secrétaire régionale pour l’Asie de l’Est

Mon psaume : « J’ai lu le Livre »

Guinée, juillet 2017. Une formation a lieu sur l’interaction avec les Ecritures. Après avoir réfléchi sur nos motivations et convictions concernant la Parole de Dieu, chaque participant a écrit son propre psaume. Après 30 minutes de rédaction, nous nous sommes rassemblés et chacun(e) a lu son psaume. C’était un moment fort d’adoration de notre Dieu. Après avoir entendu tous les psaumes, nous avons fait part de notre expérience. Voici quelques réactions : « Cela mène à un esprit de prière. » « Avec chaque personne, j’espérais que cela n’allait jamais se terminer. » « C’est comme si on était en relation directe avec Dieu. »

Lisez un de ces psaumes, écrit par Axel Aurenche Gbelia, un étudiant de Côte d’Ivoire :

J’ai lu des livres
J’ai été civilisé
J’ai lu des livres
J’essaie encore même de me cultiver

Mais j’ai lu le Livre
L’artisanal de Dieu
Son album, Son manuscrit
Qui transcende le préhistorique jusqu’à l’avenir

J’ai lu le Livre
L’écriture et le graphisme céleste
L’histoire des expériences de Dieu d’avec l’homme
Et des hommes d’avec Dieu

J’ai lu le Livre
Je sais maintenant d’où je viens
Qui Dieu dit que je suis
Qui je suis et où je vais

J’ai lu le Livre
La brochure, la publication de Dieu
Mes déserts se refleurissent
Mes larmes se réjouissent

J’ai lu le Livre
L’édit et la sculpture de Dieu
Je peux pleurer de joie
Et même rire dans le malheur

Je sais qui Il est
Lui, le glossateur et le Dieu des lettres
Lui, l’historien des âges et le littérateur suprême

J’ai lu le Livre
J’ai lu Son Livre
Plus que formé
Plus qu’instruit
Plus qu’enseigné
Plus que convaincu
Je suis transformé pour la vie.

Cheminer avec le Notre Père

(écrit par: Savithri Sumanthiran, Secrétaire régional pour l’Asie du Sud)

« பரலோகத்தில் இருக்கிற எங்கள் பிதாவே » : c’était la première prière chrétienne que j’ai apprise. Je ne sais pas si mes souvenirs sont corrects, mais je crois me rappeler avoir d’abord appris le Notre Père en Tamil dans un livre pour enfants ! Depuis lors, le Notre Père a été l’une de mes Écritures préférées.

Former une relation d’intimité avec Dieu…

Cette prière m’a aidé à établir une routine de prière dès mon plus jeune âge – je n’en demandais rien et je ne m’attendais à aucune réponse. En tant qu’enfant, je l’ai simplement priée. En grandissant, cette prière a été le pilier de ma vie de prière : c’était la base de mes discussions et de mes débats avec Dieu ; une plateforme qui me permettait de prier quand Dieu semblait distant et la prière impossible.

 

La formation du caractère dans la présence de Dieu…

Pendant mon adolescence, pour la première fois, j’ai lutté avec l’une des expressions de cette prière : j’avais connu des douleurs très personnelles qui ont culminé dans une confrontation avec un monde qui n’était plus sûr. J’ai eu du mal à comprendre ce que cela signifiait de prier « pardonne-nous nos torts envers toi comme nous pardonnons nous-mêmes les torts des autres envers nous » – que voulait-on dire par ‘torts’’ ? Qui est le ‘nous’ de cette prière ? Est-ce que je devais apprendre à pardonner ceux qui étaient aussi chrétiens ou est-ce que je devais aussi pardonner à l’« autre » qui m’a fait violence ainsi qu’à ma communauté ? J’ai commencé le voyage d’apprentissage de ce qu’était le pardon en faisant les premiers pas. J’ai commencé à apprendre la liberté de me parler à moi-même et de me dire : « J’ai eu tort ; je dois dire ‘je suis désolé, pardonne-moi’. » Et commencer ce processus angoissant d’aller voir la personne que j’ai offensée ou qui m’a offensé. Je chemine toujours.

La formation d’une vision du monde dans la présence de Dieu…

Quelques années plus tard, la répétition de cette prière m’a fait réaliser que Jésus nous disait en fait de vouloir que son Royaume vienne, que sa volonté soit faite – pas dans un lieu futur mais ici sur terre. Jusqu’alors, j’avais intériorisé cette phrase avec la signification que Jésus désire une sainteté dans ma vie personnelle. J’ai commencé un autre cheminement dans ma compréhension de Jésus et de sa mission ! Pour l’instant, j’essaye de comprendre pourquoi cette prière est au pluriel : « Notre » Père, donne- « nous » aujourd’hui le pain dont nous avons besoin ; pardonne- « nous » nos torts … ; garde- « nous » de céder à la tentation ; délivre-« nous » du diable…

Matthieu 6 : 9 – 13

Priez donc ainsi :
« Notre Père, toi qui es dans les cieux, que tu sois reconnu pour Dieu,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, et tout cela, sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin,
pardonne-nous nos torts envers toi comme nous pardonnons nous-mêmes les torts des autres envers nous.
Garde-nous de céder à la tentation, et surtout, délivre-nous du diable. »

SavithriCette Écriture est pour moi :

  • mon endroit sûr : un endroit où je peux être honnête et intime devant le Seigneur ;
  • mon endroit d’inconfort : un endroit où je peux amener mes questions sur le monde et mes défis ;
  • mon endroit d’apprentissage théologique : un endroit qui m’invite à entrer dans le monde de Jésus ; de parler avec d’autres croyants ; de lire ce que les autres ont écrit.

Savithri Sumanthiran, Savithri.Sumanthiran(at)ifesworld.org

Un targum pour aujourd’hui

(écrit par: Yohan Abeynaike, Secrétaire générale de FOCUS Sri Lanka)

Après quelques générations passées en exil, les chefs de la communauté juive faisaient face à un grave problème. L’araméen était en train de remplacer l’hébreu en tant que langue commune du peuple. Avec ce changement de langue et de contexte, les chefs se demandaient comment communiquer la vérité des Écritures hébraïques à la prochaine génération de telle sorte qu’elle puisse les comprendre facilement. Ainsi apparu le Targum.

SriLankasmallAu départ, le Targum était simplement une paraphrase des Écritures en araméen. Plus tard, il s’est élargi pour inclure des explications et des expansions sur le texte pour que l’audience puisse voir clairement la pertinence des Écritures dans leur contexte. En décembre, des membres de FOCUS Sri Lanka se sont essayés à l’écriture d’un Targum sur base du Magnificat de Marie (Luc 1:46-55). Nous avons commencé par diviser le chant en différentes phrases et puis nous avons développé plus amplement chaque phrase dans une explication pour accomplir différents objectifs. Voici quelques exemples de nos objectifs :

1. Comprendre les pensées et les émotions contradictoires de Marie et la voir à travers des yeux modernes. (Luc 1:48-49)

« Je n’arrive pas à le croire ! Des milliers de femmes juives depuis des siècles ont voulu être à ma place. A l’avenir, des gens de partout liront et entendront mon histoire. Ils joueront mon rôle dans des pièces de théâtre et des films, ils prêcheront sur moi, ils chanteront à mon sujet. Tellement de gens souhaiteront être à ma place… Mais qui suis-je ? Je ne suis rien…

…Mais parfois, j’ai peur. Je ne sais ce que l’avenir me réserve. Que dira ma famille à propos de ma grossesse ? Que diront mes voisins ? Vont-ils se moquer de moi ? M’ignorer ? Me lapider ? »

2. Trouver une application générale des implications d’un texte. (Luc 1:51)

Dieu rit des vantardises des ceux qui créent les connaissances dans notre société. Le scientifique peut-il découvrir tous les mystères de la vie ? L’économiste peut-il satisfaire tous les besoins des gens ? L’avocat peut-il rendre une société plus morale ? L’affirmation que « toute vérité est relative » n’est-elle pas une affirmation absolue en elle-même ? Pourquoi sont-ils si fiers ? Ne savent-ils pas qu’il y aura toujours une limite à la connaissance humaine ? C’est Dieu seul qui sait tout.

3. Utiliser des expressions et des situations familières aux gens d’aujourd’hui. (Luc 1:52)

Tout ce qui est caché sera révélé. Il est le Wikileaks divin. Le darknet sera illuminé. Les paroles et les tweets de haine seront réduits au silence.

Le texte entier de notre Targum pour le contexte du Sri Lanka se trouve ici.

C’était un processus créatif et amusant. Plus important encore, cela nous a aidé à voir et à appliquer le texte d’une nouvelle manière. Pourquoi ne pas l’essayer, vous aussi ?

Yohan Abeynaike, yohan(at)focus.lk

Formés par les Psaumes

L’initiative « The Psalms Projet » a été lancée en octobre 2010, pour une durée totale de sept ans. Les participants méditent chaque année vingt et un Psaumes et en mémorisent plusieurs. L’objectif est que les Psaumes transforment l’adoration du participant, sa vie de prière et la compréhension qu’il a de Jésus. Dans le cadre de cette initiative, les participants partagent chaque mois une brève méditation sur ce qu’ils ont appris de Dieu. Chaque année, ils lisent aussi un livre sur les Psaumes. Voici les livres de ces trois premières années :

  • The Psalms, de Dietrich Bonhoeffer
  • The Conquest of the Inner Space:  Learning the Language of Prayer, de Sunder Krishnan
  • A Long Obedience in the Same Direction, d’Eugene Peterson (sur les Psaumes des Montées : 120 à 134).

Polina, équipière en Asie Centrale, participe à cette initiative. Voici ce qu’elle nous dit au sujet de cette expérience :

« The Psalms Projet » est pour moi une formidable occasion de suivre un plan de lecture de la Bible clair et d’être redevable de mes lectures. Ce projet me garde centrée sur la Parole de Dieu et sur sa personne. La mémorisation m’aide à exercer ma discipline, car je dois organiser mon temps, mes réflexions et connaître la Parole de Dieu sans avoir à toujours vérifier dans ma Bible. De plus, chaque Psaume que j’ai mémorisé a engendré des discussions avec des étudiants et des amis qui ont eux aussi décidé d’approfondir leur lecture des Écritures. Mieux que tout autre livre, les Psaumes décrivent la vie spirituelle d’un chrétien et ce qui se passe dans son cœur. Étant donné la grande diversité des Psaumes (psaumes de louange, de tristesse, etc.), ils peuvent être lus en toute occasion. Au fur et à mesure que j’approfondis ma lecture, les Psaumes alimentent mes prières. C’est pour toutes ces raisons-là que je continue.

Parfois je dois me battre contre ma propre paresse, pas forcément pour lire, mais pour rédiger mes méditations. Toutefois, grâce à la clarté du programme et des rappels mensuels, j’ai réussi à m’y tenir. Le fait d’échanger des méditations avec les autres participants est un aspect précieux de ce projet. Les méditations que nous nous envoyons expriment généralement la compréhension personnelle que nous avons d’un Psaume, quelque chose qui nous a particulièrement frappé ou une expérience que nous avons faite en lien avec celui-ci.

Tim Berends, équipier de l’IFES en Asie centrale, facilite cette formation spirituelle en ligne. Si vous souhaitez participer à cette initiative internationale ou que vous souhaitez avoir plus d’informations, écrivez un émail en utilisant le formulaire de contact de cette site web.

Apprendre à prier

La Bible ne se contente pas de nous dire qu’il est important de prier, elle nous explique comment. C’est en étudiant les prières que nous transmettent les Écritures que nous apprenons à prier.

Une chose qui me fascine dans les prières des Psaumes, c’est la manière dont tout ce qui fait la vie se trouve dans ces prières : les côtés sombres et radieux de la vie, la joie et la souffrance, l’amour et la haine… Un magnifique Psaume sur la confiance peut venir juste après un Psaume de lamentation (p. ex. Ps. 23 après Ps. 22). Cela ne reflète-t-il pas la réalité de notre marche avec Dieu ? Les prières des Psaumes ne sont pas mièvres ou complaisantes : elles expriment toutes sortes d’émotions, comme la colère (p. ex. Ps. 137) ou des questions douloureuses (p. ex. Ps. 13). Tous les aspects de la vie ont leur place dans ces conversations avec Dieu. Ces prières nous invitent à parler de tout à Dieu, sans filtrer nos pensées ou nos ressentis.

Les prières des Écritures nous invitent aussi à prier avec une perspective large. Bien souvent, nos prières ne font que traduire nos pensées et notre ressenti. Les prières de la Bible nous aident à prier à la lumière de la réalité de Dieu. Le Nôtre Père englobe les dessins de Dieu pour le monde entier (Mat. 6:9-13). Les prières de Paul ont remis en cause la tendance que j’avais à prier essentiellement que Dieu change les circonstances difficiles de ma vie ou qu’il résolve tous mes problèmes. Les prières de Paul transcendent cela, car il prie que les chrétiens grandissent dans leur connaissance de Dieu, qu’ils portent du fruit, qu’ils marchent fidèlement avec Dieu jusqu’au retour de Christ. (Voir Éph. 1:15-23 ; 3:14-21 ; Phil. 1:3-11 ; Col. 1:3-14).

J’aimerais terminer avec quelques suggestions simples sur la manière dont les prières contenues dans les Écritures pourraient contribuer à inspirer nos temps de prière en groupe :

  • Priez en utilisant des prières de la Bible. Vous pouvez simplement prononcer les paroles du texte biblique ensemble. Ou vous pouvez prier quelques lignes des Écritures et laisser ces paroles vous conduire à formuler d’autres prières avant de continuer avec la prière biblique. Ainsi, vos prières seront faites d’une alternance entre les paroles des Écritures et vos propres mots.
  • Priez les uns pour les autres à l’aide de l’une des prières de Paul. Personnalisez cette prière en y insérant le nom de la personne pour laquelle vous priez.
  • Lisez une prière des Écritures ensemble. Après un moment de réflexion silencieuse et de partage, laissez cette prière inspirer votre temps de prière en groupe.

De même, vous pouvez laisser les prières des Écritures façonner votre vie de prière personnelle. C’est en explorant ces prières que nous apprendrons à prier.

Sabine Kalthoff

Une drôle de conversation

Imaginez une conversation où une personne livre son cœur et ses pensées sans susciter de réaction de la part de son interlocuteur. Ce serait très étrange. Pourtant, c’est parfois comme cela que nous nous comportons avec Dieu.

Si la Bible est la Parole que Dieu nous adresse, quelle est notre réponse ? Si c’est ce que Dieu nous dit, que lui répondons-nous ? L’interaction avec la Bible implique d’entendre et de répondre à la Parole de Dieu. Parfois, le but de nos études bibliques semble principalement être de recueillir des informations. Chaque fois, nous en ajoutons un peu plus à notre base de connaissances. C’est très bien, mais ce n’est pas une réponse adéquate à la voix du Dieu vivant.

Quel genre de réponse demande ce passage des Écritures ?

Cette question vaut la peine d’être posée à chaque étude biblique. Il peut s’agir d’un acte de bonté, d’aller se réconcilier avec quelqu’un, ou d’un autre pas d’obéissance et de foi. Pourtant, tous les passages de la Bible ne nous appellent pas à l’action. La réponse la plus appropriée pourrait alors être d’adorer et de louer Dieu pour qui il est ou de recevoir tout à nouveau son amour et sa grâce.

Comment pouvons-nous aider les étudiants à répondre à la Parole de Dieu à travers leur vie ?

Inclure un temps de réponse à nos études bibliques pourrait être une première étape. Cela implique davantage que de discuter des applications possibles d’un passage biblique. En fonction du passage, un temps de réponse pourrait consister à prendre du temps pour adorer Dieu ensemble, réfléchir en silence, prier ensemble, entreprendre quelque chose en groupe, etc. J’ai souvent constaté que les sujets de prière qui étaient partagés à la fin des études bibliques n’avaient pas de rapport avec le passage étudié. Drôle de conversation. Nous pouvons changer cela en introduisant un temps de prière à l’aide de la question : Comment pouvons-nous prier pour vous à la lumière de ce passage biblique ? Lorsque nous prions la Parole de Dieu en retour, nous lui laissons la possibilité de nous façonner. La Parole de Dieu déploiera sa puissance dans notre vie si nous lui répondons, en paroles et en actes. Nous sommes non seulement appelés à être des auditeurs attentifs de la Parole, mais à la mettre en pratique. Comme le dit Jacques : « Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas de l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. » (Jacques 1:22). L’interaction avec les Écritures est incomplète si la Parole de Dieu ne se traduit pas dans notre vie.

Sabine Kalthoff