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À table

Il y a eu plusieurs moments d’émerveillements qui ont entièrement changé ma vie, en particulier la manière dont je vois Dieu et le ministère. Un de ces moments s’est passé au cours de l’Assemblée mondiale de l’IFES en 2007 au Canada. Les exposés bibliques de l’Evangile de Luc par Peter Kuzmic (Croatie), Jacques Buchhold (France) et Ziel Machado (Brésil) nous amenaient à poser des questions et nous ont interpelés. Je retiens en particulier le premier exposé de Ziel Machado et en même temps, cela m’a fortement marqué. Je ne pouvais pas le laisser jusqu’à la mise en pratique. Ziel Machado a mené une réflexion sur l’endroit où notre ministère est exercé : la table qui est un lieu d’acceptation, de communauté et de bonté ; par contraste, le bureau est un lieu où l’on mène ses affaires, où l’on produit des résultats et où l’on poursuit le succès.

Cela m’a tellement interpelé personnellement alors que je repensais à mon engagement dans le ministère. Est-ce que je le menais depuis la table ou depuis mon bureau ? Dans le même temps, j’avais servi pendant quatre années en tant qu’équipier dans mon mouvement national, le Student Christian Organization au Malawi (SCOM). A ce moment-là, j’avais encore dix années de service devant moi. Dieu m’a clairement parlé pour me dire que le ministère étudiant devait être fait à table, là où les étudiants devaient se sentir accueillis, là où ils pouvaient être équipés pour former de solides communautés de croyants, une manière d’amener Christ dans les universités. Cela a changé mon implication dans le ministère étudiant. J’ai pris cette Parole à la lettre comme une parole venant de Dieu et j’ai ouvert ma maison aux étudiants, en transformant la table de chez moi en un lieu de ministère. De nombreux étudiants ont mangé à cette table. Elle est devenue un lieu de discipulat et d’évangélisation pour tant de jeunes.
A ma table, les étudiants qui avaient des difficultés au niveau académique ont grandi en confiance et ont mieux réussi. Autour de cette table, Christ s’est révélé à de nombreux étudiants et leur ont donné un but pour leur vie. A cette table, des relations brisées ont été restaurées. C’est à cette table que les étudiants ont trouvé des partenaires pour la vie. Réunis autour de cette table, les étudiants ont pu apprendre de Christ. A la table de ma famille, les étudiants ont vu la fragilité de notre humanité et la suffisance de la grâce de Dieu à travers les interactions avec ma femme, notre fils et moi-même, en interagissant avec la Parole de Dieu et en lui permettant de susciter des fruits extraordinaires dans nos vies. La Parole de Dieu doit toujours pouvoir aller de la tête au cœur, puis des mains aux pieds. C’est là que nous faisons l’expérience d’une transformation véritable.

Duncan Chiyani, Secrétaire régional adjoint pour l’Afrique australe, région Afrique anglophone et lusophone

Prier la Parole

Ceci n’est pas un article, c’est une invitation à prier…

Une invitation à la prière personnelle
C’est au cours d’une période de ma vie marquée par de nombreuses luttes, questions et incertitudes que les Psaumes 42 et 43 me sont devenus très précieux. Ces psaumes (étroitement liés par un refrain récurrent) m’ont aidée à prier à la fois mes questions et ma confiance.

Lisez les Psaumes 42 et 43 lentement et dans la prière.

Relisez le passage. Quels échos y trouvez-vous de votre vie ? Concentrez-vous sur ces versets-là. Laissez-les vous guider dans votre propre prière. Quelques exemples :

_v. 3 « J’ai soif de Dieu, du Dieu vivant! » – un immense désir pour Dieu est un des fils conducteurs de ce psaume. Que cherchez-vous ? Avez-vous soif ? Comment pouvez-vous prier votre soif de Dieu ?

_v. 10 « je veux dire à Dieu, lui qui est mon rocher: «Pourquoi m’ignores-tu?» » – quelle profession de foi juste à côté d’une question difficile ! Le Psalmiste confesse que Dieu est son rocher, le fondement de sa vie. En même temps, il prie ses questions et crie sa douleur. Qui est Dieu pour vous ? Comment pouvez-vous prier la tension entre votre foi et vos questions ?

Et ainsi de suite… Vous pouvez conclure en écrivant un verset de cette prière qui résonne particulièrement en vous. Laissez ces paroles des Écritures devenir votre prière dans les semaines et mois qui viennent.

Une invitation à la prière communautaire
Récemment, l’équipe du programme de l’Assemblée mondiale 2019 s’est réunie pour continuer à planifier le congrès. L’un des passages des Écritures que nous étudierons lors de l’Assemblée mondiale est tiré d’Actes 4 : une prière prononcée par l’église primitive face aux menaces et à la pression. Martin Haizmann, le directeur du congrès, nous a conduits dans un temps de prière pour l’Assemblée mondiale de la manière décrite ci-dessous. C’était une expérience riche. Je vous invite à laisser cette prière vous mener dans un temps de prière communautaire pour le ministère parmi les étudiants dans votre contexte.

Lisez Actes 4.23-31 à haute voix. Laissez un temps de silence pour que chacun puisse relire le passage. Commencez ensuite un temps de prière communautaire inspirée par cette prière tirée des Écritures.

Relisez Actes 4.23-31. Après un temps de réflexion silencieuse, demandez à chacun de noter comment – en vue de cette prière biblique – il ou elle veut prier pour le ministère étudiant dans votre contexte particulier. Vous pouvez aussi mettre des affiches sur lesquelles écrire ces sujets de prière pour que chacun puisse les voir. Prenez un deuxième temps de prière communautaire dans lequel vous apportez ces sujets de prière à Dieu.

Prier la Parole. Ce n’est pas que les prières des Écritures, mais toute la Bible qui nous invite à prier. Alors que nous lisons et que nous étudions la Parole de Dieu, nous sommes invités à répondre dans la prière – à répondre en priant notre admiration et notre louange, nos questions, notre douleur, nos engagements, notre confession… La Parole de Dieu nous invite à une conversation honnête avec le Dieu vivant.

Sabine Kalthoff
Secrétaire de l’IFES pour l’Interaction avec les Écritures

Devenir une communauté qui écoute

Au cours de ces dernières années, j’ai eu le privilège d’investir dans les leaders à travers le réseau des jeunes équipiers. Il s’agit d’un réseau de jeunes équipiers qui servent avec l’IFES en Europe. Notre objectif est d’être une communauté qui permet aux équipiers de croître et de poser de bonnes fondations pour le début de leur ministère. L’an passé, ce temps m’a mis au défi de réfléchir à ce que cela signifie pour cette communauté d’apprentissage d’être une communauté qui écoute – une communauté qui est transformée par la Parole. Cela évoquait un sentiment que j’avais déjà : nous passions beaucoup de notre temps à enseigner la Parole à d’autres, mais je n’étais pas si sûre que notre propre interaction personnelle avec les Écritures avait la même priorité.

Alors nous avons posé un défi à nos jeunes équipiers. Nous leur avons demandé de s’immerger dans l’histoire de Pierre sur une période de 6 mois. Pour ce faire, il fallait lire Marc, Actes et 1 Pierre ainsi que faire certains exercices à la fois individuellement et avec les autres. Nous voulions qu’ils regardent à la manière dont Dieu avait formé Pierre en tant que leader, et qu’à travers cela, ils mènent une réflexion sur la manière dont Dieu les forme.

A la fin de ce défi, nous nous sommes réunis pour mener une réflexion et faire part de l’expérience. Cette rencontre était à la fois décourageante et encourageante.

Cela était décourageant parce que cela a confirmé que l’interaction personnelle avec la Parole de Dieu ne figurait pas dans les grandes priorités. Il y avait quelques exceptions mais la plupart des équipiers luttaient pour mettre du temps à part pour cela. Ils étaient si occupés à faire que prendre le temps de s’immerger dans la Parole de Dieu semblait être un luxe qu’ils ne pouvaient se permettre. Je ne pense pas qu’ils soient seuls à lutter avec cela. Il y a la tentation pour nous tous de nous concentrer sur ce que nous faisons, sur les aspects de notre ministère que les autres voient. Puis nous commençons à négliger notre besoin d’avoir nos propres cœurs et intelligence constamment renouvelés et transformés par la Parole de Dieu. Et là, c’est un endroit vraiment dangereux où se trouver.

Mais cette expérience m’a aussi montré quelque chose : lorsque nous donnons du temps à l’écoute de la Parole ensemble en communauté, Dieu parle et sa Parole transforme. Alors que nous menions une réflexion ensemble sur ce que nous avions appris, il y avait un thème commun : Dieu est patient dans la manière dont il développe les leaders. En réfléchissant à l’échec de Pierre, nous avons vu une fois de plus que ce ne sont pas nos compétences qui font que Dieu peut nous utiliser mais plutôt sa grâce.

Tout comme Pierre, nous sommes enclins à échouer – tout comme notre manque d’interaction avec la Parole de Dieu le montre. Mais Dieu est tout aussi patient avec nous ; il est tout aussi prêt à nous offrir sa grâce. Dieu désire nous parler. Alors continuons à l’écouter.

Heledd Job
Heledd est originaire du Pays de Galles et vit en Italie. Elle fait partie de l’équipe du développement du leadership en Europe, chargée principalement de la coordination du réseau des jeunes équipiers.

BEST-P : Les étudiants apprennent à enseigner la Bible

logoFOCUSDepuis 1989, FOCUS Kenya dispense Best-P, un programme d’autoformation aux méthodes expositoires (Bible Exposition Self-Training Program). Ce programme forme les étudiants aux méthodes d’étude de la Bible et de la prédication expositoire par le biais de petits groupes qui étudient des livres de la Bible. Chaque participant prépare une prédication expositoire, la présente aux autres, puis recueille leurs commentaires. Les étudiants qui participent à ce programme bénéficient d’une formation initiale à l’étude de la Bible. Vous pouvez lire ci-dessous l’expérience d’un étudiant ayant suivi le programme BEST-P. Vous trouverez une description plus détaillée du concept BEST-P en suivant ce lien.

J’ai entendu parler de BEST-P en 1998 lors de ma deuxième année universitaire. À ce moment-là, j’avais une mauvaise estime de moi et j’étais confronté à de nombreux doutes dans ma marche chrétienne. Bien qu’ayant été élevé dans une famille chrétienne, je n’avais pas vraiment eu de formation de disciple. Lorsque j’ai entendu parler de ce groupe de 40-50 étudiants chrétiens qui se réunissaient chaque semaine pour apprendre à étudier la Bible, j’étais intéressé. Depuis lors, je n’ai jamais manqué une seule réunion BEST-P jusqu’à la fin de mes études ! Lors des réunions de groupe, un livre de la Bible était présenté. Les participants étaient alors répartis en groupes de 4 à 6 étudiants, et chacun d’entre eux se voyait assigner une portion du livre. Une semaine plus tard, chaque groupe présentait une brève étude de ce passage à l’ensemble des participants. Après chaque présentation, il y avait une discussion plénière et une évaluation. Je trouvais cela plutôt fascinant, car lors des réunions d’Église auxquelles j’avais assisté jusque là, les enseignements bibliques étaient essentiellement des monologues.

Avant de quitter le campus, nous avons étudié des sujets comme l’étude inductive de la Bible, l’herméneutique, l’homilétique, la prédication expositoire, l’apologétique et la rédaction des canevas d’étude biblique. Savoir qu’il y aurait une discussion et des commentaires après chaque présentation nous motivait à faire des recherches et une étudie approfondie. Cela rendait notre travail encore plus intéressant et stimulant.  Bientôt je faisais partie de l’équipe d’étudiants prédicateurs de l’union chrétienne. Ma passion pour la Bible s’est approfondie à mesure que ma lecture de la Bible prenait du sens. Cette passion m’a amené à poursuivre une maîtrise en études bibliques.

Depuis, j’ai eu l’occasion de prêcher et d’enseigner l’Évangile dans les écoles, les unions chrétiennes et les Églises. Je rédige également des canevas d’étude biblique sur mon lieu de travail pour des réunions de groupe. Longue vie à BEST-P !

Kepha Nyandega, au service du Conseil national des Églises au Kenya

Face the Book

FacetheBookFace-The-Book (« confrontons-nous au Livre ») est une initiative d’interaction avec les Écritures menée par le CARIFES (Caribbean Fellowship of Evangelical Students). Le but est d’aider les jeunes à étudier la Bible. Nous voulons que les étudiants prennent l’habitude de passer chaque jour du temps dans la Parole de Dieu et la prière. Cette initiative cible spécifiquement la génération actuelle, férue de technologies de l’information, c.-à-d. en utilisant une terminologie du monde informatique à laquelle les étudiants sont habitués.

Quads
Une des singularités de cette initiative d’étude biblique est que les étudiants sont invités à former des groupes de quatre personnes, appelés des « quads ». Dans l’idéal, ces groupes doivent se réunir une fois par semaine. Cela permet de se soutenir, de s’encourager mutuellement et de se rendre des comptes, alors que chacun s’efforce de grandir dans la connaissance et la mise en pratique de la Parole de Dieu.

Ensemble, les membres :

  • Prient régulièrement les uns pour les autres.
  • Découvrent comment les autres membres du groupe évoluent dans leur étude et leur partage de la Parole de Dieu.
  • Partagent ensemble ce qu’ils/elles ont appris de la Parole de Dieu au cours de la semaine écoulée.
  • Partagent ensemble diverses ressources d’étude biblique.
  • S’encouragent mutuellement dans leur étude de la Bible et partagent des activités.

Chaque membre signe un engagement personnel relatif à sa vie spirituelle.
Pour chaque quad il y a un mentor, qui peut être un leader étudiant, un membre du personnel, un professeur d’université, un pasteur de jeunes ou toute autre personne mature. Les mentors sont là pour prier avec les quads, les encourager et les motiver.

Le PDF du jour (Personal Devotion Focus – méthode de méditation biblique personnelle)
Cette initiative encourage les étudiants à passer individuellement du temps dans la Parole de Dieu, à l’aide de l’approche « PDF » :
Document : Quel est le passage des Écritures du jour ?
Arrière-plan : Quel est l’arrière-plan de ce passage ?
Révision : Comment perçois-tu ton vécu à la lumière de ce que tu as lu dans ce passage ?
Surbrillance : Quel(s) point(s) souhaiterais-tu surligner dans ce passage ?
Supprimer : D’après ce passage, que souhaiterais-tu pouvoir supprimer de ta vie ?
Copier : D’après ce passage, que souhaiterais-tu pouvoir copier et mettre en pratique dans ta vie ?
Souligner : Quel(s) verset(s), pensée(s) ou idée(s) souhaiterais-tu souligner, mémoriser ou méditer ?
Partager : D’après ce que tu as tiré du passage aujourd’hui, que souhaiterais-tu partager avec d’autres : face à face, au téléphone, via texto ou les médias sociaux, etc. ? Fais passer le message.
Prier : En te basant sur ce que tu as appris de l’étude d’aujourd’hui, passe du temps dans la prière.

Dans le manuel Face-the-Book, vous trouverez des suggestions de passages bibliques à lire. Le manuel présente également l’ensemble du concept et l’approche de cette initiative. Le manuel est actuellement en cours de révision. Il sera disponible dans quelques semaines en anglais, français et hollandais.

Si le manuel vous intéresse ou que vous avez d’autres questions, veuillez écrire à Bevaun Ragobeer, Coordinateur de l’Interaction avec les Écritures pour la région Caraïbes, à carifes100(at)gmail.com.

Réunions hebdomadaires d’étude de la Parole pour le personnel

Il y a pratiquement dix ans, notre équipe du personnel a décidé qu’il était important de planifier des réunions hebdomadaires pour étudier la Parole ensemble. Cela peut ne pas sembler extraordinaire en soi, mais vous verrez peut-être les choses autrement si je vous dis que nous nous trouvons au Chili, un pays tout en longueur, pratiquement 4 000 kilomètres d’un bout à l’autre. Heureusement, cette distance peut aujourd’hui être réduite grâce à Internet.

Voilà comment l’équipe du personnel des GBU Chili s’est réunie tous les lundis après-midi pendant deux heures ces dix dernières années. Nous étudions la Bible ensemble, prions les uns pour les autres et pour le mouvement, et nous planifions nos activités hebdomadaires. Le personnel de Santiago (la capitale, située au centre du pays) se réunit dans les locaux du bureau national, tandis que les équipiers d’autres villes se connectent avec nous par le biais d’Internet. Cette réunion est notre priorité hebdomadaire.

La réunion se déroule en trois temps : la première partie est consacrée à l’étude inductive de la Bible et dure environ 45 minutes. Nous avons fait plusieurs études de livres entiers de la Bible. Au début de chaque semestre, j’envoie au personnel notre calendrier pour cette période, avec les dates de réunions et le nom des personnes chargées de diriger l’étude chaque semaine. Cela nous a permis de beaucoup avancer dans nos études bibliques au cours des dix dernières années. Nous avons étudié les petits prophètes (ce qui nous a pris environ un an et demi !), Jean et les épîtres de Jean, la Genèse, l’Apocalypse, les Actes et nous sommes en train d’étudier l’évangile de Luc. La deuxième partie de la réunion est consacrée aux relations avec notre personnel. C’est un temps de prière et d’intercession mutuelle. Chacun de nous explique les bénédictions et les difficultés qu’il vit et les autres prient. Nous prenons également du temps pour prier pour des situations spécifiques auxquelles le mouvement est confronté. Et pour finir, chacun de nous répond à la question : « Que faites-vous cette semaine ? » Cela nous aide à organiser notre travail et à savoir ce que les autres vont faire, même s’ils se trouvent à 1 000 kilomètres !

Je crois personnellement que ces réunions hebdomadaires ont joué un rôle clé dans le fonctionnement et la croissance du mouvement étudiant chilien au cours des dernières années. D’une part, elles permettent aux équipiers qui sont éloignés à sentir qu’ils font partie d’un corps qui les encourage et les exhorte. Pedro Valenzuela, conseiller pour Santiago, nous dit : « Il est bon d’avoir le sentiment de fonctionner comme une seule équipe de travail, où que nous nous trouvions dans le pays. » Et d’autre part, je crois qu’elles nous aident à nous identifier à nos étudiants, étant donné que les petits groupes d’étude biblique sont la principale stratégie adoptée par notre mouvement. Ce temps ensemble nous permet de donner l’exemple de ces petits groupes d’étude biblique aux étudiants que nous accompagnons, tout en nous faisant prendre conscience de la difficulté que représente le fait de trouver du temps et de le bloquer pour étudier la Bible dans notre contexte actuel. En enfin, cela nous aide à comprendre qu’il s’agit du travail du Seigneur, que nous sommes « qu’un canal et non la source » d’eau vive, et que c’est le Seigneur qui dirige notre vie et nos programmes.

Gustavo Sobarzo, Secrétaire général des GBU Chili
gsobarzo (at) gbuch.cl

La joie d’étudier la Bible avec des personnes en recherche

Je pense que les études bibliques de découverte sont la manière la plus efficace de présenter Jésus à un ami. Dieu n’est pas un message ou une théorie, mais une personne. Et cette personne se faite connaître à nous à travers les histoires que l’on trouve dans les évangiles.

Le contexte italien dans lequel je vis est empreint de méfiance et de scepticisme. Je suis étonnée de voir que dans un tel contexte autant de personnes en recherche (plus que je n’aurais jamais imaginé !) ont envie d’étudier des passages de la Bible dans un lieu sûr avec d’autres personnes en recherche. Et quand elles viennent, qu’il est fascinant de voir leurs réactions :

« Dans un premier temps, j’ai eu un choc : j’ai découvert dans la Bible un personnage merveilleux, tellement humain lorsqu’il se mettait en colère et s’indignait face à l’incrédulité et à l’hypocrisie, et tellement divin lorsqu’il parlait avec une autorité encore jamais vue… et même capable de pardonner ceux qui le persécutaient !’ » explique Gianluca, étudiant en médecine.

J’ai été témoin à maintes reprises de la façon dont les gens, lors de telles études, s’immergent dans l’histoire au point que Jésus lui-même semble sortir de la page. Ils voient Jésus, ils voient Dieu. Ils sont tellement choqués par ce qu’il fait et frappés par ses paroles qu’ils ont soif de plus. À mesure que les semaines passent et qu’ils découvrent les différentes facettes de ce Nazaréen fascinant, certains d’entre eux ne peuvent faire autrement que de prendre la décision de le suivre.

Au moment où la première personne dans le groupe prend cette décision, c’est extraordinaire. Les autres voient la vie d’une personne qui était assise pendant des semaines à leurs côtés (« un des leurs ») être transformée, exactement comme celles qu’ils ont vu dans les évangiles. Le jeune chrétien devient alors le témoin le plus puissant au sein du groupe d’étude biblique.

« C’est vrai. Ce n’est pas un conte de fées. Quelque chose m’est arrivé que je n’arrive pas encore tout à fait à comprendre, mais je sais que c’est vrai » dit Viviana, étudiante en commerce. C’est tellement intrigant, que parfois les autres membres du groupe veulent vivre la même chose. J’ai plusieurs fois eu la joie de voir pratiquement tous les membres d’un groupe devenir des disciples du Christ.

C’est la puissance de Dieu qui œuvre à travers les personnes qui l’ont rencontré dans sa Parole. La Parole est devenue chair et elle vit parmi nous aujourd’hui. Il attend que nous fassions preuve de la fidélité et du courage nécessaires pour inviter nos amis à trouver le Dieu vivant à travers les récits de l’Évangile.

Sarah Breuel, équipière des GBU Italie
sarahbreuel (at) gbu.it

Entrer dans la Grande Histoire

Nous avons tendance à toujours nous tourner vers les mêmes livres de la Bible : les plus accessibles et ceux que nous avons appris à aimer. Serait-il possible que certains aspects du caractère de Dieu et de ses desseins nous échappent ? Dieu nous a donné 66 livres : pas 13, ni 40 !

Word UP est un projet mené par le TSCF, le mouvement de l’IFES en Nouvelle Zélande. Ce projet encourage les étudiants à découvrir la Bible en entier. Pour en savoir plus, j’ai parlé avec Li Lian Lim, équipière du TSCF :

_Pouvez-vous décrire le projet Word Up ?
Word Up est un forum sur Facebook qui a pour but d’encourager la lecture individuelle et collective de la Parole. La page Facebook permet aux étudiants de poser des questions et d’aider les autres par rapport à leurs questions. Nous l’utilisons également pour publier des ressources et un plan de lecture quotidien.

En 2011, Word Up a été lancé avec un programme de 99 jours de lecture des Psaumes pendant l’été. En 2012, nous avons encouragé les étudiants à lire le Nouveau Testament en 27 jours. Un livre par jour. En ce moment, nous incitons les étudiants à parcourir l’Ancien Testament en quatre mois.

_Qu’est-ce qui a motivé la création de Word Up ?
En discutant avec certains leaders étudiants, je me suis rendue compte qu’ils n’avaient jamais lu la Bible en entier. Dans les milieux chrétiens, les versets de la Bible sont souvent cités hors contexte pour appuyer toutes sortes de positions chrétiennes. Mon espoir était qu’après avoir lu la Bible, les étudiants commenceraient à avoir une vue d’ensemble et à comprendre comment certains passages s’intègrent dans cet ensemble.

_De quelle façon les étudiants participent-ils à la mise en place du projet ?
L’année dernière, un groupe de leaders étudiants a testé les ressources avant le lancement de la page Facebook. Ils ont laissé de côté ce qui, selon eux, ne plairait pas aux étudiants et ont proposé d’autres idées. Cette année, une équipe d’étudiants a pris un engagement mensuel à publier tous les jours des messages sur les passages de la Bible qui sont programmés.

Zane Norvill, un des blogueurs, écrit : « La responsabilité de devoir écrire pour les autres m’incite à passer plus de temps à méditer sur un passage. Lorsque je ne lis que pour moi, je ne saisis pas toujours les choses aussi clairement ou je ne m’en souviens pas de la même façon. »

Créez votre propre Word Up ! Joignez-vous aux étudiants du TSCF sur facebook. Ou alors, laissez ce projet vous inspirer : comment pourriez-vous commencer à explorer des portions « inconnues » de la Bible ? À qui pourriez-vous faire part de vos questions et de vos réflexions issues de votre lecture personnelle de la Bible ? Avez-vous déjà lu un livre de la Bible d’une seule traite ? Si votre réponse est négative, il ne vous reste plus qu’à vous lancer !

Sabine Kalthoff

Plus d’informations sur Word Up :

Formés par les Psaumes

L’initiative « The Psalms Projet » a été lancée en octobre 2010, pour une durée totale de sept ans. Les participants méditent chaque année vingt et un Psaumes et en mémorisent plusieurs. L’objectif est que les Psaumes transforment l’adoration du participant, sa vie de prière et la compréhension qu’il a de Jésus. Dans le cadre de cette initiative, les participants partagent chaque mois une brève méditation sur ce qu’ils ont appris de Dieu. Chaque année, ils lisent aussi un livre sur les Psaumes. Voici les livres de ces trois premières années :

  • The Psalms, de Dietrich Bonhoeffer
  • The Conquest of the Inner Space:  Learning the Language of Prayer, de Sunder Krishnan
  • A Long Obedience in the Same Direction, d’Eugene Peterson (sur les Psaumes des Montées : 120 à 134).

Polina, équipière en Asie Centrale, participe à cette initiative. Voici ce qu’elle nous dit au sujet de cette expérience :

« The Psalms Projet » est pour moi une formidable occasion de suivre un plan de lecture de la Bible clair et d’être redevable de mes lectures. Ce projet me garde centrée sur la Parole de Dieu et sur sa personne. La mémorisation m’aide à exercer ma discipline, car je dois organiser mon temps, mes réflexions et connaître la Parole de Dieu sans avoir à toujours vérifier dans ma Bible. De plus, chaque Psaume que j’ai mémorisé a engendré des discussions avec des étudiants et des amis qui ont eux aussi décidé d’approfondir leur lecture des Écritures. Mieux que tout autre livre, les Psaumes décrivent la vie spirituelle d’un chrétien et ce qui se passe dans son cœur. Étant donné la grande diversité des Psaumes (psaumes de louange, de tristesse, etc.), ils peuvent être lus en toute occasion. Au fur et à mesure que j’approfondis ma lecture, les Psaumes alimentent mes prières. C’est pour toutes ces raisons-là que je continue.

Parfois je dois me battre contre ma propre paresse, pas forcément pour lire, mais pour rédiger mes méditations. Toutefois, grâce à la clarté du programme et des rappels mensuels, j’ai réussi à m’y tenir. Le fait d’échanger des méditations avec les autres participants est un aspect précieux de ce projet. Les méditations que nous nous envoyons expriment généralement la compréhension personnelle que nous avons d’un Psaume, quelque chose qui nous a particulièrement frappé ou une expérience que nous avons faite en lien avec celui-ci.

Tim Berends, équipier de l’IFES en Asie centrale, facilite cette formation spirituelle en ligne. Si vous souhaitez participer à cette initiative internationale ou que vous souhaitez avoir plus d’informations, écrivez un émail en utilisant le formulaire de contact de cette site web.

Une expérience albanaise

Je voulais vraiment aider les étudiants à lire la Bible, non seulement chaque jour, mais aussi de façon à ce qu’ils la lisent livre par livre. Avec les étudiants, nous avons parlé de la façon dont nous pourrions le faire. Les solutions n’ont pas été faciles à trouver. De nombreuses choses ne fonctionnaient pas :

  • Nous avons évoqué l’idée que chacun d’entre nous lise la Bible de son côté, puis qu’une fois par mois, nous discuterions de ce que nous avions lu. Mais cela ne pouvait pas fonctionner, car beaucoup d’entre nous ne trouvaient pas le temps de lire.
  • Nous avons essayé de lire un passage de la Bible et d’en discuter. Ça n’a pas marché, car nous lisions des passages isolés et il était difficile d’établir un lien entre eux.
  • Nous avons eu des difficultés à trouver un moment pour nous réunir.
  • Nous avons eu du mal à décider de la façon dont nous allions lire la Bible, vu tous les plans de lecture qui existent.

Pour finir, nous avons décidé de lire la Bible en entier en trois mois. Nous nous sommes aidés mutuellement en nous réunissant deux fois par semaine pour lire et discuter ensemble. Nous avons découvert que la meilleure solution était de se retrouver à 6h00 du matin. Comme nous n’avions pas d’endroit où nous réunir, nous nous retrouvions dans un café. C’était super, car cela nous donnait en même temps l’occasion de parler au serveur, au patron et aux autres employés de ce que nous faisions.

Ce fut une expérience difficile, car vers la fin, nous avions du mal avec nos lectures. Si nous manquions une journée, nous devions lire deux fois plus la fois suivante. À présent, les trois mois sont passés : l’un d’entre nous a fini à temps, et trois autres ont terminé deux semaines après.

Nous sommes très heureux de ce que nous avons fait. Alors nous avons décidé de relire la Bible encore deux fois cette année. Une fois en six mois, et une fois en trois mois. Nous avons commencé à prier pour le mois d’octobre 2012, car notre désir est que chacun d’entre nous puisse s’engager à lire la Bible avec trois autres personnes l’année prochaine.

Cela a-t-il été une expérience profitable ? Ce fut l’une des meilleures expériences de toute ma vie chrétienne : la joie de lire ensemble, d’étudier ensemble, de discuter ensemble et de commencer la journée avec Dieu est une expérience que je n’échangerais pour rien au monde. Mais ce n’est pas fini. Je me réjouis de le faire avec un autre groupe et de voir comment les étudiants s’en sortiront avec leurs nouveaux groupes.

La question est : Comment aider les étudiants à lire la Bible ?D’après mon expérience, la réponse est la suivante : LISEZ-LA AVEC EUX.

Juljan Muhameti, BSKSH (IFES Albanie)
juljan.muhameti (at) gmail.com