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La Parole de Dieu dans ma vie

Ceci est une suggestion très concrète et pratique, vous encourageant à mener une réflexion sur votre vécu avec la Parole de Dieu.

Illustrez le rôle de la Bible dans votre vie
Les questions suivantes peuvent vous aider à décider des éléments à inclure dans un dessin. Penchez-vous sur ces choses qui sont particulièrement pertinentes dans votre vécu. Votre dessin peut être une représentation graphique chronologique avec des commentaires ou quelque chose de plus créatif.

  • Avec quelle vision de la Bible avez-vous grandi ? (Cela peut tout à fait avoir un lien avec l’image de Dieu avec laquelle vous avez grandi.)
  • En quoi votre relation à la Bible a-t-elle changé au cours de votre vie ?
    • De quelle manière l’amour pour la Parole de Dieu a-t-elle crû dans votre vie ? 
    • Comment avez-vous appris à étudier et obéir à la Parole de Dieu?
  • Quelles personnes et/ou quelles expériences ont eu une influence marquante sur la façon dont vous voyez et gérez la Parole de Dieu ?
  • Quels passages bibliques ont eu une forte influence dans votre vie ?

Vous pouvez le faire seuls. Vous en tirerez davantage de bienfaits si vous vous réunissiez ensuite en petit groupe pour vous faire part réciproquement de certains des aspects de votre vécu.

En quoi cela vaut-il la peine ?

Le souvenir est un moyen de cultiver la reconnaissance. Nous pouvons louer Dieu pour sa révélation et son impact dans notre vie. Nous pouvons aussi louer Dieu pour les personnes qui ont investi en nous, qui nous ont aidés à aimer, à comprendre et à vivre la Parole de Dieu.

L’exemple positif de ceux qui ont façonné notre approche de la Parole de Dieu peut nous inspirer à chercher des personnes en qui nous pouvons investir. Comment pouvons-nous transmettre ce que nous avons reçu ?

Le souvenir peut aussi être douloureux. Peut-être avez-vous besoin de reconsidérer certaines pensées et sentiments négatifs envers la Parole de Dieu, qui ont façonné votre histoire jusqu’à aujourd’hui. Peut-être réalisez-vous que vous connaissez à peine ce que la Bible contient ou que vous n’avez jamais appris à faire confiance à la Parole de Dieu. Avec qui pouvez-vous parler et prier par rapport à ces choses ? Faire face honnêtement à nos luttes et nos faiblesses nous aide à voir la prochaine étape de la croissance plus clairement.

En nous souvenant de passages bibliques spécifiques qui ont eu une forte influence dans notre vie, nous sommes encouragés à continuer notre marche avec Jésus. Peut-être cela nous rappelle certaines vérités de l’Evangile, certaines promesses ou certains commandements qui sont importants pour notre cheminement. Réfléchir à la manière dont Dieu nous a rencontrés dans le passé à travers les Ecritures renforce notre motivation de continuer à interagir avec lui à travers sa Parole.

Sabine Kalthoff

Aimer la Parole de Dieu

La Bible dans ma main, c’est la preuve que Dieu m’aime.
L’étude biblique, c’est comme entrer dans les épousailles.

Ces déclarations viennent de Klaingar Ngarial, qui fait partie de l’équipe régionale de l’IFES en Afrique francophone. Quand j’ai entendu Klaingar employer ce langage d’amour pour parler de l’interaction avec les Ecritures, je voulais en savoir plus.

Pourquoi vois-tu la Bible comme la preuve de l’amour de Dieu pour toi?
Sans la Bible, ce serait impossible de connaître Dieu; et ne pas connaître Dieu, c’est le plus grand drame qu’il y ait. Le connaître, c’est le but de tout ce qui existe. Nous avons tout entre nos mains pour connaître Dieu. A n’importe quel moment, j’ai accès à cette parole.

Dans quel sens est-ce l’étude biblique est comme entrer dans un mariage ?
Dans les deux cas, c’est le fait d’être ensemble avec une autre personne. Cela nous forme. Pour s’épouser et pour étudier la Bible, il faut vouloir l’autre et accepter que l’autre ait une influence sur moi.
A mesure que nous lisons dans la Bile, nos pensées et nos sentiments sont de plus en plus conformés à la Parole de Dieu. Ce processus nous conduit à une communion plus profonde avec Dieu.

Qu’est-ce qui te motive à lire la Bible ?
Je veux vivre dans l’obéissance à Dieu. Ainsi, je ne permets pas que ma lecture biblique dépende de ce que j’ai envie de la faire ou pas. Et puis, je suis motivé par le désir de connaître Dieu, de découvrir davantage de lui. Je peux entrer en conversation avec le Créateur de tout ce qui existe ! Je peux lui parler et il me répond dans l’expérience de la méditation de sa Parole. L’Ecriture mène à des expériences relationnelles avec Dieu.

En lisant cette entrevue, quelles pensées vous viennent à l’esprit ? Qu’est-ce qui vous motive à lire la Bible ? De quelles images pourriez-vous vous servir pour décrire l’interaction avec les Ecritures ?

Au cours de mes voyages dans le monde de l’IFES, je rencontre de nombreux étudiants pour qui la lecture de la Bible est devenue un devoir pénible. Beaucoup ont entendu, tout au long de leur jeunesse, « En tant que bon chrétien tu dois lire ta Bible » —mais n’ont jamais compris, ni intériorisé, pourquoi cela est important.

Comment pouvons-nous aider les étudiants à saisir à quel point l’Ecriture est pour nous un don précieux ? Si nous voulons voir des étudiants passionnés pour la Parole de Dieu, il ne suffit pas de leur apprendre des méthodes d’étude biblique ! Nous devons trouver des moyens de faire grandir leur amour pour cette Parole.

Sabine Kalthoff

Un résultat inattendu de la lecture de la Bible. Témoignage.

« Bien que mes parents soient athées, ils se considéraient tout de même musulmans. Je suis devenu musulman après l’effondrement de l’Union soviétique, lorsque la pratique de religion a été autorisée. Certains de mes proches m’ont dit que je devenais de plus en plus fanatique.

C’est alors que ma sœur a accepté Jésus comme son Sauveur. Quand elle nous a parlé de sa décision, nous nous sommes tous opposés à elle. C’était une telle honte pour notre famille musulmane ! Nous lui avons mis la pression, et un jour je l’ai même frappée. Pendant que j’étais à l’armée, ma sœur a mûri dans sa foi et gagné en assurance. Lorsque je suis revenu, j’ai été surpris du courage avec laquelle ma sœur parlait de Jésus, mais ses paroles ne me touchaient pas. Pour moi, elle nous avait trahis.

Un jour, elle m’a invité à suivre gratuitement des cours d’anglais. J’ai immédiatement compris que les gens qui dispensaient ces cours étaient probablement des missionnaires, mais je m’en fichais. Je voulais apprendre l’anglais pour pouvoir trouver un bon travail ou immigrer pour avoir une vie meilleure en Occident. Après chaque cours d’anglais, nous étions invités à rester pour une étude biblique. Au bout d’un certain temps, j’ai décidé de rester et nous débattions souvent : je faisais valoir que Jésus n’était qu’un prophète ; ils étaient convaincus qu’il était Dieu. Une des choses qui me surprenait, c’était leur amour. Parfois je me comportais de façon grossière, mais je me suis toujours senti accepté.

Un an après avoir régulièrement fréquenté ce groupe, j’ai décidé de lire l’Évangile. Je voulais prouver à ces « chrétiens perdus et dupés » que Jésus n’était pas Dieu, mais seulement un prophète. Alors j’ai commencé à lire et je ne pouvais m’empêcher d’y prendre plaisir. Tous les jours après le travail, je rentrais en courant à la maison pour continuer ma lecture. Tout allait bien jusqu’à ce que je lise Jean 14:6 : « Le chemin, répondit Jésus, c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Le Semeur) Je fus choqué par cette déclaration : « Personne » ??? Et les musulmans alors ? Que dois-je donc faire ? J’aurais voulu que Jésus n’ait pas dit ça…

Je comprenais que je devais faire un choix. Ma première prière à Jésus a été : « Jésus, si tu es vraiment Dieu, fais-le moi savoir et je te suivrai. » Quelques temps après, j’ai senti en moi une paix inhabituelle que je n’avais jamais ressentie auparavant. J’ai accepté Jésus comme mon Sauveur. Je n’en ai parlé à personne pendant environ deux mois. Quand je l’ai annoncé à ma sœur, elle m’a joyeusement répondu : « Je savais que cela arriverait, je priais pour toi toutes ces années ! » Cela s’est passé en 2001 et depuis lors, je marche avec le Seigneur. »

L’auteur s’investit dans l’IFES en tant que bénévole

L’eau source de vie dans les circonstances difficiles

En 2012, mes vacances d’été ont été interrompues par un accident de vélo qui s’est suivi d’une intervention chirurgicale en urgence, puis de deux mois de convalescence et enfin, d’une autre intervention. Il m’a été très difficile de trouver la paix dans cette situation, surtout parce que je souffrais encore des séquelles d’un accident plus grave qui avait eu lieu trois ans auparavant.

J’ai dit au Seigneur : « Je sais que tu es bon, tu es bon pour tout le monde, mais pas pour moi. Je ne vois pas ta bonté dans ma vie. Je te suis et je te sers, mais mon corps est brisé et mon cœur aussi. Où est ta bonté ? »

La tristesse, la confusion et l’apathie me submergeaient pendant que je traversais ce désert spirituel. Je ne pouvais pas me « réparer » moi-même et les autres ne pouvaient pas m’aider… leurs paroles entraient par mes oreilles mais n’atteignaient pas mon cœur.

Au cours de cette période, je n’entendais le Seigneur me parler qu’à travers la Bible. Le Saint-Esprit s’est servi de la décision que j’avais prise de lire la Bible à tout prix, peu importe ce que je ressentais ou ce que je pensais de moi, et de lui. Dans mon désert, le Saint-Esprit m’a donné un tout petit peu d’eau chaque jour pour me permettre de survivre. Je ne vivais que grâce à cette eau : la Parole de Dieu, que je buvais à petites gorgées.

J’ai lu le livre de Job. Lui pouvait me comprendre. Dans sa misère, l’âme amère, il a crié au Seigneur : « Je n’ai ni tranquillité, ni paix, ni repos ; c’est la tourmente qui survient. » (Job 3:26). Mon angoisse et ma détresse se trouvaient là, au cœur de la Bible !

Le Seigneur m’a parlé par l’intermédiaire du Psaume 145 : Je suis miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté (v. 8). Je suis bon envers tous (v. 9). Je soutiens ceux qui tombent et je redresse tous ceux qui sont courbés (v. 14). Je suis près de tous ceux qui font appel à moi, je suis près de vous. J’accomplis les désirs de ceux qui me craignent ; j’entends leur cri et je les sauve. Je garde tous ceux qui m’aiment (v. 18-20).

L’Esprit-Saint a laissé ces paroles imprégner profondément mon cœur : « Je veille sur toi, j’entends ton cri et je vais te sauver… » Par la Parole de Dieu, j’ai pu recommencer à croire que le Seigneur est bon, qu’il est toujours bon et qu’il est bon envers tous, même envers moi !

Lilit Avayan, Secrétaire général pour l’Arménie
lilitavayan (at) yahoo.co.uk

Écoute et mode de vie

Vous est-il déjà arrivé d’avoir une conversation avec quelqu’un et de soudain vous rendre compte que vous n’étiez pas en train d’écouter ce que la personne vient de vous dire ? Vous est-il déjà arrivé de lire un passage de la Bible sans rien en retenir ? Moi oui. Pour beaucoup d’entre nous, écouter, c’est un défi. Notre esprit est rempli de tellement de choses : nous sommes préoccupés. Difficile alors d’assimiler de nouvelles choses.

Pour pouvoir survivre à nos études, bon nombre d’entre nous avons appris à lire à toute vitesse. Nous lisons rapidement pour être efficaces, mais en ce qui concerne la lecture des Écritures, cette façon de faire est loin d’être efficace. Pour pouvoir écouter, il nous faut ralentir. Comment apprendre à nous arrêter et à écouter dans la vie trépidante que nous menons ? Comment faire de la place pour recevoir la Parole de Dieu ? La réponse à ces questions ne concerne pas uniquement notre lecture de la Bible, mais notre façon de vivre en général.

Bien écouter la Parole est une question de mode de vie. L’année dernière, Isra Ortiz, équipier du GEU Guatemala, a pris conscience qu’il devait faire certains changements dans sa vie :

« Ces dernières années, j’avais pris l’habitude de me coucher très tard le soir. Je savais que ce n’était pas une bonne habitude, mais je ne m’en préoccupais pas trop. Pourtant, j’ai fini par me rendre compte que cela avait des répercussions négatives. J’avais du mal à me lever le matin. Pendant la journée, j’étais souvent fatigué et j’étais tout le temps pressé. Cela m’empêchait d’avoir des temps de qualité avec Dieu et dans sa Parole. J’étais fatigué et agité, et j’avais désespérément besoin de la présence de Dieu et de ses directives.

Le Seigneur m’a clairement fait comprendre qu’il me fallait concrètement changer mon mode de vie : me coucher plus tôt. Pour le bien de ma santé, mais aussi pour le bien de mon âme ! Aujourd’hui, je suis en train de changer ma vieille habitude.

Certains soirs c’est plus difficile, mais par la grâce de Dieu, j’ai fait des progrès. Ce simple changement de mode de vie fait que je suis plus reposé, que je me réveille plus tôt et que je commence la journée avec Dieu. Depuis que je me suis mis à lire la Bible le matin, j’ai un nouveau rapport avec la Parole de Dieu. Je savoure la présence de Dieu dès le début de la journée. Et ça change tout. »

Le lien entre notre mode de vie et l’écoute se traduit également par l’obéissance. Bien écouter, cela implique aussi que nous réagissons à ce que nous avons entendu, en paroles et en actes. Jésus a dit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique. » (Luc 8:21).

Sabine Kalthoff